Articles Méthodes

Sommaire des articles traitant des méthodes :

Aliments et Digestion

Absorber un aliment n’est pas un acte anodin, d’où la nécessité de respecter certains principes nutritionnels incontournables et d’être très attentif à la qualité des produits. Tous les êtres vivants de notre planète ont dû, au cours de leur évolution, adapter leurs fonctions digestives à leur milieu ambiant et au type de nourriture disponible, mais cette adaptation s’est faite au cours de millénaires. L’homme a mis plus de six millions d’années pour se doter d’un appareil digestif très perfectionné. Or, depuis moins d’un siècle, nous bouleversons les règles établies pour aller vers d’autres très aléatoires.

 
A quoi sert un aliment ? Composé de lipides, de protéines, de glucides, de vitamines, d’oligo-éléments, de minéraux, d’enzymes, d’acides gras, d’eau, de fibres, etc., il est indispensable pour le fonctionnement, la construction et le renouvellement des organes, des tissus et des cellules. Les protéines (appelées briques de l’organisme) et les lipides participent à la construction ou au renouvellement. Les glucides ("sucres"), carburant immédiatement disponible et les lipides ("graisses"), réserves énergétiques, assurent le fonctionnement. Il est à noter que les aliments absorbés en excès se transformeront en lipides de réserve. Suivons maintenant le trajet de cet aliment depuis son absorption par la bouche jusqu'à son but ultime : nourrir nos cent mille milliards de cellules. Une fois à l'intérieur de la bouche, l'aliment doit être broyé et réduit en minuscules  morceaux qui sont simultanément ensalivés. Cette première étape est primordiale car c'est le début de la digestion. Il est donc important de prendre le temps nécessaire pour mâcher calmement. Divers récepteurs dans la bouche identifient la matière moléculaire des aliments et transmettent l'information au cerveau (hypothalamus). Puis la nourriture glisse par l'œsophage dans l'estomac. Commence alors pour plusieurs heures un travail de malaxage afin de produire un liquide acide et empli de divers enzymes qui vont casser et solubiliser les différentes molécules et matières tout en inhibant certaines bactéries introduites accidentellement avec la nourriture. L'estomac aura également informé la vésicule biliaire et le pancréas de l'envoi par l'intestin grêle de ce bol alimentaire, dans un ordre précis : liquides puis solides, sucres puis protéines, et enfin graisses émulsionnées. L'intestin grêle à son tour, avec l'aide de sucs pancréatiques, biliaires et d'enzymes digestives, va brasser ce bouillon par des mouvements circulaires. La paroi de cet intestin, tapissée de muqueuses, est composée de nombreuses cellules aux fonctions diverses pour absorber le maximum d'éléments nutritifs. Le bol alimentaire arrive enfin jusqu'au foie qui va filtrer, purifier, transformer en éléments utiles, stocker ou redistribuer. Les nutriments non utilisés par les cellules seront mis en attente dans le tissu conjonctif.

 

 
Bernard Lazarro
 

Des élixirs de fleurs pour votre bien-être émotionnel et renforcer vos potentiels

Vous avez les nerfs à fleur de peau ?

Stress, anxiété, fatigue, dysfonctionnements physiques, tristesse, agressivité se sont installés et vous n’arrivez plus à faire face aux sollicitations extérieures. Pas de panique ! Ne rejetez pas ces « défauts » que vous jugez négatifs. Cela aurait pour effet de les renforcer. Il faut prendre du recul et vous interroger sur ce que vous ressentez précisément. Si vous acceptez de faire ce constat, nul besoin de tenter l’aventure extrême pour savoir qui vous êtes et ce que vous valez. Donnez vous l’opportunité de rester maître à bord plutôt que de subir les tempêtes. Vous pourrez découvrir en vous des horizons inexplorés et magnifiques. Surprenant, non? Après avoir identifié ce « mal être », ces « faiblesses » vous saurez quelles sont les qualités (déjà présentes en vous) que les Fleurs de Bach vont vous aider à renforcer. La lumière existerait-elle sans l’obscurité ?

Les fleurs de Bach : c’est quoi ?

Ce sont des élixirs de fleurs sauvages sélectionnées pour leurs vertus harmonisantes. On peut les acheter en magasin diététique ou dans certaines pharmacies en flacon comptegouttes et même les préparer soi même ! Plus que de simples gouttes, c’est aussi une méthode d’investigation et de mise en oeuvre d’actions positives pour retrouver votre personnalité spontanée et positive.

Pourquoi « de Bach » ?

Cette méthode simple et naturelle a été développée au début du siècle dernier par le Docteur Edouard Bach, physicien, chirurgien et bactériologiste anglais de renom. Ce grand humaniste était un précurseur pour son époque car il a mis au point un système de soins qui prend en compte l’état émotionnel et le comportement de la personne plutôt que ses symptômes.

Comment ça marche ?

Un peu comme en musique, chaque fleur a un niveau vibratoire qui s’accorde avec chaque type d’émotion. Par exemple, si une personne manque de confiance en elle, en ses compétences, l’élixir de fleur de Mélèze, tel un diapason, lui permettra de ré-équilibrer cette émotion, jusqu’à retrouver la confiance perdue en ses capacités.

Cela parait très simple, faut il y croire pour que cela marche ?

En effet, c’est une méthode simple à élaborer, à comprendre et à utiliser. Son effet placebo est le même que dans n’importe quelle autre méthode. Il n’est pas besoin de croire. Il faut essayer. Les plus septiques constatent qu’ils sont impressionnés par leurs effets positifs y compris sur les bébés et les animaux !

Qui peut utiliser les fleurs de Bach ?

Toute membre de la famille qui présente un « mal être » passager ou plus ancien qui nuit à son épanouissement et son bonheur.

Est ce qu’il y a des contre indications à l’utilisation des fleurs de Bach ?

Non, car ce ne sont pas des médicaments. Les fleurs agissent uniquement de façon positive sur nos émotions et pas sur notre corps. Elles peuvent être utilisées avec succès en complément de toute autre thérapie ou psychothérapie.

Pourriez-vous me donner des exemples d’utilisation ?

Que cela soit d’ordre affectif ou professionnel, lié à une compétition, à la santé ou sans raison connue, … la liste serait trop longue ! Nous percevons et réagissons tous différemment aux évènements, chacun de nous est unique, alors ce n’est pas la circonstance ou le nom d’une maladie qui détermine le choix d’une ou plusieurs fleurs. C’est votre perception, et vos réactions qui vont orienter le choix des fleurs correspondantes.

Comment choisit-on les fleurs de Bach ?

Tant que vous n’êtes pas capable de reconnaître les différentes émotions et archétypes de comportements et leurs fleurs correspondantes, il est nécessaire de consulter un praticien Fleurs de Bach agréé.

Vous trouverez les coordonnées des conseillers agréés par la fondation Bach sur le site Internet : http://www.fleursdebach.fr/ Un entretien avec un praticien compétent dure environ une heure. A l’issue de celui-ci, il vous proposera une préparation personnelle de plusieurs fleurs de Bach adaptée à votre situation et à votre ressenti. Mais vous pouvez aussi vous y former, car tel était le souhait du Dr Bach : proposer à chacun une méthode simple d'auto-assistance écologique et économique.

Pascale TILATTI
Conseillère en Élixirs floraux

EFT - Emotional Freedom Technique - Technique de Libération Emotionnelle

Qu’est-ce que l’EFT ?
C’est une forme d’acupuncture sans aiguille, une pratique simple à apprendre, que chacun peut utiliser au quotidien. Basée sur la stimulation de certains points placés sur les méridiens, l’EFT permet de rééquilibrer le mental, le corps et l’émotionnel.

Origines de l’EFT
En 1962, Dr Georges Goodheart, chiropraticien anglais, s’est demandé si on pouvait éviter l’utilisation d’aiguilles en acupuncture, et les remplacer par une pression, ou un léger « tambourinage » sur des points spécifiques. Le résultat a été concluant, ce qui a constitué un grand progrès, car cette nouvelle façon de faire a permis à un plus grand nombre de personnes de recourir à cette méthode.

En 1970, le Dr John Diamond, médecin australien, en se basant sur les travaux de Goodheart, s’est servi d’affirmations positives lors de la stimulation des points d’acupuncture, pour traiter des problèmes émotionnels. C’est ce développement qui est à l’origine des MBT d’aujourd’hui (Thérapies Basées sur les Méridiens).

En 1979, le psychiatre américain Roger Callahan a découvert que, si une personne se concentre sur une émotion précise au moment du tapotage, cette émotion peut disparaître de façon définitive.

Depuis, différentes approches ont été élaborées et utilisées. Sur la base des expériences précédentes, Gary Craig, maître PNL, kinésiologue, ingénieur de formation, a développé la
réponse la plus complète et la plus simple en créant l’EFT (Technique de Libération Emotionnelle). Sa méthode a commencé à se faire connaître vers le milieu des années 1990. Son succès est dû à sa simplicité d’emploi, sa rapidité d’exécution et ses résultats.

Psychologie Energétique
L’EFT fait partie des techniques psycho-énergétiques. Elle s’articule sur la croyance suivante :

« La cause de toute émotion négative est
une rupture dans le système énergétique corporel
»

Utilisons une métaphore afin d'expliquer cette croyance.
Si le circuit d’électricité de votre maison est surchargé, il disjoncte. Vous ne pouvez plus allumer les lumières, la télévision, le frigo... Il vous faut d’abord rétablir le circuit.
L’EFT rétablit le circuit dans le corps et l’esprit d’une personne.

Que fait l’EFT ?
Notre vie est animée par des expériences laissant des traces émotionnelles. Si les émotions positives nous aident à aimer la vie, les émotions que nous ressentons comme négatives peuvent
l'empoisonner. L’EFT nous aide à nous détacher de ces émotions non désirées. Ainsi, elle peut être efficace en cas de deuil, de phobies et de peurs diverses, de surpoids, de manque de
confiance en soi…
Les douleurs physiques font également partie des difficultés de la vie. L’EFT peut aider à gérer, à diminuer, voire à éliminer une douleur : par exemple, migraines, douleurs post-opératoires, sciatique…

Comment fonctionne l’EFT ?
La personne converse avec sa difficulté, de façon à établir une connexion importante entre le corps et l’esprit. Ensuite, tout en gardant son attention sur le problème dont elle aimerait se libérer, certains points des méridiens sont stimulés en tapotant du bout des doigts.
80% des personnes pourront utiliser l’EFT seules et seulement 20% auront besoin d’un court suivi par un praticien EFT. Il s’agit d’une technique d’auto-prise en charge qui permet aux personnes de retrouver rapidement leur autonomie.

Ce que l’EFT ne fait pas
Si l’EFT nous permet de nous détacher de nos émotions et de gérer nos douleurs, elle n’élimine jamais l’instinct de bon sens et de survie. Elle ne nie pas les leçons, la faculté de raisonner ou la vérité des expériences de chacun et en aucun cas elle ne remplace une surveillance médicale correcte.

Véronique WAUMANS
Praticienne EFT certifiée

Feng Shui : quand nos habitats ont de l'effet sur nos vies

Sommes-nous à l’unisson avec notre maison ? Le diapason du feng shui nous l’indique…

Selon cet art d’origine taoïste qu’est le feng shui, tout espace de vie a une incidence sur ses occupants. Ainsi, une maison, un appartement, mais aussi un endroit de travail ou autre surface d’accueil, entrent en résonance plus ou moins fructueuse avec leurs habitants. Le feng shui offre un décodage de cette interaction et propose de la réguler : nous allons découvrir comment en le présentant.

Le feng shui, art millénaire, apparenté à la médecine traditionnelle chinoise :

L’acupuncture, qui s’adresse au corps humain pour le soigner, est plus connue que le feng shui qui s’applique aux bâtiments. Pourtant, ils partagent le même principe de « l’énergie » qui circule, qui se bloque, qui s’accumule dans les corps (qu’ils soient de chair ou de pierres !) et qui demande parfois l’intervention d’un praticien.

Remontant à au moins 3000 ans avant JC, le feng shui s’est intéressé initialement à l’environnement pour profiter des atouts de ce dernier : en ce temps là, c’était d’abord pour asseoir le pouvoir des dirigeants. Le choix de l’installation des villes d’influence et des palais était primordial. Le Maître en feng shui déterminait alors l’endroit idéal en fonction d’observations très approfondies du paysage en cherchant ce qu’on nomme « les veines du dragon »[1]. Puis, les siècles passant, la technique a peaufiné cette première lecture en introduisant la boussole. Chaque orientation relevée indique une teneur différente de l’énergie présente dans les espaces. Enfin, une troisième donnée vient modifier la qualité énergétique des lieux : c’est le facteur temps. Ces trois items, combinés entre eux, ont des conséquences heureuses ou perturbatrices sur la vie qui se déroule dans un logement. C’est pourquoi, un expert en feng shui les prend tous en compte pour trouver la meilleure adéquation entre une demeure et ses occupants. A l’instar de l’acupuncteur sur les méridiens énergétiques, il corrige ou optimise les flux de la maison qui en sera « soignée » pour le meilleur de ses hôtes.

Le feng shui, un outil d’optimisation des espaces pour plus de vitalité et de prospérité :

Partant du postulat qu’environnement, espace et temps, propres à un lieu défini, ont une incidence sur les gens qui y résident, tout a une influence. Ainsi, voisinage, emplacement géographique, forme architecturale, matériaux, distribution des pièces, mobilier, décoration, etc, représentent des énergies qui touchent la vie de chacun. Si ces énergies ne sont pas équilibrées, si elles se heurtent entre elles, elles peuvent avoir de multiples répercussions : par exemple, des problèmes récurrents de santé, de relations, d’infortunes diverses… Si le canapé n’est pas content d’être proche de l’armoire normande, alors selon le principe énergétique, il vous le dira peut-être en déclenchant des disputes régulières !!!

Une étude feng shui permet d’identifier ces probabilités de « mauvaise humeur énergétique » et de faire des recommandations en conséquence. Elle peut aussi identifier des coins propices qui ne sont pas exploités, voire malmenés… quel dommage d’ignorer qu’on a des potentiels ! A partir d’une visite de l’édifice, d’un examen des plans et de calculs, le consultant en feng shui propose des solutions pour que chacun trouve la place qui lui convient le mieux et pour que les pièces soient agencées pour favoriser l’harmonie énergétique. Ainsi, des idées comme changer de chambre, modifier la fonction d’une pièce, mettre un tapis au bon endroit, planter un arbre, changer la couleur du salon et tant d’autres vont permettre l’optimisation de l’espace. Souvent, au bout de quelques semaines de mise en œuvre des recommandations, des évènements se passent et apportent une nouveauté.

Le feng shui, vecteur d’évolution personnelle :

Ainsi, modifier l’organisation d’une maison ou d’une plate-forme de travail affecte chacun des sujets y séjournant régulièrement. Faire appel au feng shui n’est donc pas anodin car c’est travailler avec l’énergie : quelque chose qu’on ne voit pas mais qui selon cet art est agissant. Par conséquent, il est bon de savoir, qu’au-delà d’une technique qui en arrive à donner des conseils de décoration (entre autres !), le feng shui est un pas de plus vers le changement personnel. C’est pourquoi, un praticien du feng shui[2]
questionne ses auditeurs sur ce qui se passe dans leur vie et quels sont leurs projets. Il sait en effet que son intervention a des chances de déclencher un ou des changements - pas forcément ceux que l’on attend !- qu’il accompagne si besoin. Sur la carte de naissance de la maison, il lit ce qu’il en est de la vie des habitants. Le feng shui révèle la problématique que les consultants ont envie de dépasser : c’est en jouant sur leur intérieur qu’ils vont la faire évoluer. Eh oui, changer son bureau de place ou décorer son entrée peut devenir le début d’une métamorphose !!!

Pour conclure, retenons que le feng shui propose de considérer que toute action sur un espace a une conséquence plus ou moins bonne sur la vie de ses occupants. En cas d’inadéquation entre une personne et sa demeure peuvent apparaître moult difficultés dans la vie professionnelle ou personnelle. Cet art énergétique permet de « lire » l’environnement, l’espace et le temps d’un habitat. On peut lui faire appel avant des travaux ou un achat immobilier pour faire le bon choix, ou lorsqu’on a l’impression d’une vie « déréglée » qui semble en lien avec un déménagement, ou encore pour susciter le changement alors qu’on a des projets stagnants ou des difficultés diverses.

Avec le feng shui, l’atmosphère des lieux est subtilement transformée ; pour tous ceux qui y séjournent, la partition de la maison se joue autrement : en restant dans l’orchestre ou pourquoi pas en le quittant, en changeant d’instrument ou en devenant le chef… mais sans doute aura-t-on repéré au minimum une ambiance avec un supplément d’harmonie depuis que l’on a découvert le diapason du feng shui !

Article écrit le 8 février 2010

Annie Bertrand
Praticienne et formatrice en Feng shui et arts associés de l’habitat sain
Auteur de « Notre Habitat Ecologique » paru aux Editions du Dauphin (Paris)

[1] Dans cette notion, on peut certainement faire le pendant avec ce que la géobiologie d’aujourd’hui recherche, à savoir les failles, eaux souterraines et réseaux du sol notamment.
[2] Un consultant en feng shui cumule souvent les compétences pour bien accompagner les personnes qui le sollicitent car la problématique apparente soulève souvent des questions personnelles plus conséquentes.

Géobiologie : notre habitat aurait-il une action sur notre santé et notre bien-être ?

Il semblerait que oui. La géobiologie, discipline récente, a pour but de mesurer et de traiter au mieux les influences de nos lieux de vie (maisons, appartements, bureaux...) sur notre santé, sur notre équilibre et notre bien-être.

Lors d'une intervention à domicile, le géobiologue, avec des appareils spécifiques, effectuera tout un ensemble de mesures sur les ondes électromagnétiques en présence, une cartographie des influences du sol (tellurisme) par mesure bio-sensible et un travail sur les mémoires du lieu. Cela permettra de diminuer de façon importante l’exposition aux ondes, ce qui améliore très souvent la qualité du sommeil et le niveau de stress. Le géobiologue donnera également les paramètres pour placer correctement les lits. Le lieu pourra enfin retrouver une énergie équilibrée et reposante si nécessaire au bien-être.

Selon la géobiologie, l'homme est intimement relié à son environnement, à la nature... Les problématiques écologiques et sanitaires actuelles en sont une des manifestations qui nous amènent à cette prise de conscience. Les civilisations anciennes (maya, égyptienne, romaine, asiatique...) avaient intégré ces influences pour l'implantation des villes, des palais et des demeures ainsi que pour l'architecture sacrée.

La localisation de notre lieu de vie, son histoire, sa géométrie, sa structure et les matériaux utilisés, le courant électrique 50Hz, l'environnement extérieur (réseau de distribution électrique, les émissions d'antennes...) créent un ensemble de perturbations qui nous affectent à des degrés divers sur les plans physique (fatigue, qualité du sommeil, maladies) et psychique.
Ces perturbations peuvent être classifiées de la manière suivante :

  • les influences du sol (présence d'eau, de failles…),
  • les réseaux reliés au champ magnétique terrestre (type Hartmann, Cury,...),
  • les ondes subtiles, mémoires des murs reliées à l'histoire vécue dans le lieu,
  • les champs électromagnétiques basse fréquence (courant électrique 50 Hz),
  • les champs électromagnétiques haute fréquence (téléphonie, Wifi..).

Dans les deux premiers cas, la convergence de la présence d'eau souterraine (source ou nappe) et d'un ou plusieurs nœuds magnétiques créent une zone géopathogène. De nombreuses études réalisées par des médecins et des scientifiques ont démontré par des études statistiques et biophysiques cette influence de l'habitat sur notre santé (Dr E. Hartmann ouvrage de référence en 1964, les travaux du Dr Picard sur les pathologies cardiovasculaires et les cancers dans les années 70...). Il est donc important de vérifier que les lits, les bureaux ne soient pas placés sur des zones géopathogènes qui affectent directement la qualité de notre sommeil.
Les ondes subtiles affectent plus notre état psycho-émotionnel et l'état vibratoire de l'énergie des différentes pièces du lieu. Si le lieu est peu perturbé, son énergie, souvent décrite par le terme d'ambiance globale, est libre, déployée, créant ainsi une atmosphère accueillante, reposante, invitant la personne à séjourner dans la pièce. Dans le cas contraire, la personne cherchera à l'occuper le moins possible. Un rééquilibrage sera alors nécessaire.

Les champs électriques et magnétiques (CEM), apparus au 20ème siècle et qui s'amplifient de façon exponentielle avec l'apparition de la téléphonie cellulaire et des liaisons sans fil, agissent également sur nous de façon importante (maux de tête, stress, irritabilité, sommeil...).

Une des pathologies directes, appelée électro-sensibilité, est maintenant reconnue en France longtemps après nos voisins allemands et suédois qui ont imposé des normes beaucoup plus strictes sur les seuils limites d'exposition aux CEM. La mesure de la valeur de ces champs, la recommandation de périmètres de sécurité, le choix de la technologie des appareils ainsi que certaines protections sont donc importants.

La géobiologie porte aussi son attention sur les pollutions intérieures que l'on prend en compte dans l'approche de l’habitat sain/écologique. Il s'agit par exemple des pollutions chimiques avec les COV (Composés Organo-Volatils), les colles et les peintures, la qualité des matériaux et la qualité de l'air intérieur (présence par exemple de monoxyde de carbone, valeur insuffisante d'ions négatifs…).

Les interventions en géobiologie concernent tous les habitats existants, ainsi que les constructions nouvelles avec étude du terrain.

A l'heure actuelle, où nous sommes de plus en plus sédentaires, soumis à de multiples perturbations, la géobiologie apporte un véritable check-up des lieux. Elle permet à notre habitat de retrouver un caractère plus équilibré et plus sain, si nécessaire à notre ressourcement !

Alexis GUICHARD
Praticien en Géobiologie et Feng Shui

L'audace d'être soi par le Rebirth

Respiration, souffle vital

Vous souvenez-vous de la première chose que vous avez faite en venant au monde ? Vous avez respiré, et vous respirez encore sans y penser, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Mais saviez-vous que ce souffle vital, qui coule en vous à chaque fois que vous respirez, est aussi, lorsque vous le dirigez en conscience, une source de plaisir, qui élimine tensions et douleurs, et redonne énergie et joie de vivre ? Et saviez-vous que 70% des toxines de l'organisme sont éliminées par la respiration ?

La respiration nous parle de notre vie. Elle porte en elle tout ce que nous pensons, tout ce qui survient, tout ce qui nous encombre ; elle exprime à chaque instant ce que nous ressentons ; elle régit, elle rejette, elle souffre, elle se réjouit... Si nous avions devant nous le film de toutes nos respirations depuis notre naissance, nous aurions le film de toute notre vie. Par exemple, à chaque fois que nous avons eu très peur, nous avons arrêté de respirer pendant quelques secondes (apnée réflexe). D’où l’intérêt, pour prendre conscience de ce qui se passe en nous, d’observer notre respiration. Essayez : observez votre respiration à cet instant. Comment la définiriez-vous ?

Le Rebirth

Dans les années 70, Léonard Orr expérimente une respiration dans laquelle il n'y a pas de temps de pause entre l'inspir et l'expir, ni entre l'expir et l'inspir. Celle-ci est appelée respiration « connectée », ou circulaire, ou respiration consciente ; ou Rebirth.

Le Rebirth, qui signifie « renaissance » en anglais, ramène à la conscience les mémoires enfouies dans notre corps. Il nous permet d'accéder à la conscience de ces mémoires. Cette manière de respirer et cette conscience accrue rendent progressivement plus ouverte, plus confiante et plus optimiste, notre attitude envers la vie. Le Rebirth développe notre intelligence émotionnelle, c'est-à-dire la possibilité de comprendre nos émotions et de nous familiariser avec elles, afin de les mettre au service de notre vie.

Ce mode de respiration n'est pas de l'hyperventilation. C'est une méthode qui permet de respirer continuellement et non de façon intermittente. Elle ouvre l'espace pulmonaire auparavant inutilisé et ainsi nous pouvons l'appeler « surventilation ».
C'est une façon de respirer qui peut être apprise en une dizaine de séances et qui peut ensuite être pratiquée de façon autonome, seul(e) chez soi, sans restriction. Chaque fois que vous êtes stressé(e), fatigué(e), dans la confusion ou le surmenage, vous pouvez utiliser cette respiration et vous régénérer. Essayez : Prenez quelques respirations amples, profondes, détendues. Sentez-vous la différence ?

La pensée créatrice

En traversant les évènements de notre vie, de notre conception à aujourd'hui, nous avons tous eu des pensées, et avec ces pensées nous nous sommes fixés sur certaines croyances, certaines décisions, consciemment ou inconsciemment. Par exemple, après une naissance longue et difficile, avec risque vital, la décision du bébé a pu être : « la vie est dure et difficile »... Et toute sa vie, l’individu va récolter les fruits de cette décision ou croyance. Car ce que la vie nous donne est toujours en accord avec nos croyances. Dans le cas du bébé, sa vie risque fort d’être dure et difficile, en effet ; ce qui peut renforcer la croyance de départ. Comment sortir de cet engrenage ?

Asseyez-vous confortablement et fermez les yeux. Relaxez-vous, prenez quelques respirations amples et profondes... Continuez mentalement la phrase suivante : « la pensée la plus douloureuse que j'ai sur moi, c'est que je suis... ». Puis continuez mentalement la phrase suivante : « la pensée que j'ai sur moi, qui me soutient le plus, c'est que je suis... ».

En pratiquant la respiration consciente et connectée, pendant une heure environ, nous pouvons prendre conscience de ces pensées, vivre émotionnellement les décisions qui en ont découlé, et prendre alors une nouvelle décision, qui amènera des résultats plus positifs dans notre vie.

L'association de la respiration consciente connectée et de la pensée créatrice nous permet de renaître à nous-mêmes et de donner plus de sens à notre vie. Réexaminer nos croyances sur nous-mêmes, sur les autres, sur la vie, c'est nous offrir la possibilité de nous voir, de voir les autres, de voir la vie avec confiance, avec gratitude, avec amour.

Philippe Fréquelin

La Biodanza ou l’art de la rencontre

Le mot «biodanza » est composé du préfixe « bios », qui vient du grec et signifie « vie », et de «danza», qui veut dire mouvement intégré plein de sens. Il signifie donc « danse de la vie ».

La Biodanza a été créée par Rolando Toro Araneda, psychologue, anthropologue et poète. Il était important pour lui, natif du Chili, et qui vivait donc dans un pays très répressif, d’élaborer un système pour libérer l’individu de ses entraves et lui redonner toute  son autonomie.

Elle se définit comme un système d’intégration et de développement des potentiels humains à travers la musique, le mouvement, l’expression des émotions. Elle a pour effet la réactivation des fonctions originaires de vie : raviver les instincts, et prendre contact avec la partie vivante en soi.

Elle nous propose ainsi de remettre plus de vie dans nos vies en stimulant toutes nos ressources intérieures.

 

L’exercice de la Biodanza se situe dans la perspective de développer et nourrir les liens qui nous unissent à nous-mêmes, à l’autre et au monde. Elle nous invite à l’expérience singulière, au contact immédiat qui place l’individu et le monde dans la réalité de la rencontre sensible, de la rencontre intime.

Sentir, éprouver et manifester le grain de la vie !

Sentir cette faculté qui permet de goûter à l’essence de la vie, d’en éprouver la teneur, de vivre l’expérience de sa saveur.

La Biodanza ne relie pas le corps à la performance, ni à l’effort ; elle met en scène le corps qui donne et reçoit, le corps qui s’ouvre et se recueille, qui respire et accueille.

Le corps que l’émotion prolonge dans l’espace du geste, dans l’entre-deux de la rencontre, du partage.

Le corps, qui dans un langage propre, exprime la vie qui le porte, exprime  « ce que je suis ».

C’est un chemin nous conduisant à la pleine expression de notre identité, à l’image de ces deux citations :

« L’homme puise en lui-même ses matériaux et se construit, comme une maison » (Luigi Pirandello)

« Favoriser l’intensité de la vie, en invitant de nouvelles sensations, de nouvelles idées, de nouveaux rêves. » (Guy Corneau)

Sur le plan pratique, chaque séance dure deux heures. Une série de propositions mettent le corps en mouvement en accord avec la musique.

En partant de l’élan vital, où le rythme est stimulé de façon active et ludique, puis en lâchant prise petit à petit, on pénètre dans un élan relaxant où plaisir et mieux-être peuvent trouver place et conduire à un élan harmonieux.

Il n’est pas nécessaire de savoir danser. Il faut juste avoir envie d’explorer ces expériences corporelles en lien avec soi, avec l’autre et les autres.

La Biodanza s’expérimente dans un groupe mixte. Elle ne recherche que le plaisir de l’instant, et ouvre pourtant à chacun la porte de la transformation.

Elle ne nous brusque pas : il ne s’agit pas de rompre brutalement les cuirasses défensives (peurs, blocages, inhibitions) mises en place par instinct de survie. Le respect de nos processus d’évolution, progressifs par nature, est la clef méthodologique de cette discipline. Les changements naîtront donc au rythme de chacun, non pas par décision de la volonté, mais par l’intégration des expériences vécues.

Jocelyne SUBRINI
Facilitatrice en Biodanza - Grenoble

La PNL dans la démarche coaching

Nos ressources sont dix fois supérieures
à ce dont nous avons besoin
pour atteindre nos objectifs

L’essentiel de la démarche PNL (ou Programmation Neuro Linguistique) débute avec la notion d’objectif. Le coach PNListe vous invite à vous poser les questions suivantes : « Qu’est-ce que je veux exactement ? Qu’est-ce qui est important pour moi ? ». Ensuite, nous avançons ensemble vers une stratégie de réussite : « Comment réussir là où j’échoue, là où j’ai peur, comment atteindre mes objectifs, réaliser mes projets… ? ». Ensemble, ce qui engage un partenariat où le coaché est actif dans son évolution personnelle. Dans cette démarche, la notion d’énergie, de capacité personnelle est traduite par le terme ressource. Une ressource est une aptitude de l’ordre de l’émotion car ce sont elles, nos émotions, qui conditionnent l’état dans lequel nous sommes. Et plus particulièrement en PNL (un outil né dans les années 70 en Californie, utilisé entre autres dans le coaching), notre état émotionnel est désigné sous le terme d’Etat Interne. Notre état interne présent dépend donc de la qualité des émotions que nous ressentons au moment présent. Jusque là, c’est simple…

Il n’est pas plus difficile de réussir que d’échouer…

La théorie en PNL et plus particulièrement en préparation mentale est tout aussi simple :
Etat Présent + Ressource = Etat Désiré (EP+R=ED)

La seule difficulté (car il en faut bien un peu…) est d’aller chercher la ressource nécessaire, laquelle permet la réussite de l’objectif, afin de la mobiliser dans le contexte souhaité. Principe d’adaptabilité.

Un exemple : vous devez présenter un projet devant une assemblée conséquente, cela vous stresse, vous paralyse. Vous sentez votre cœur s’emballer en imaginant la scène, vos jambes fléchissent, bref, vous appréhendez la situation avec une certaine angoisse… De quoi avez-vous besoin en termes de ressource pour réussir cette présentation avec assurance ? De confiance en soi ?, de vous sentir pro ?, de vous sentir écouté ? En adaptant cet état interne de confiance par exemple à la situation envisagée, vous contactez alors cette ressource qui prend la place des émotions qui vous freinaient et pourrez alors être au meilleur de vous-même et ainsi en mesure de réussir votre objectif : EP + R = ED.

Seules les stratégies changent

Les comportements d’échec, de sabotage sont des automatismes que le coach identifie comme des processus personnels. A ces processus sont attachées des croyances, lesquelles conditionnent nos comportements.

Un exemple : difficile de discuter avec votre conjoint des résultats scolaires de votre aîné ; vos méthodes, vos avis diffèrent radicalement. Vous êtes persuadé (c’est votre croyance) que jamais vous ne serez en accord quant aux besoins de votre enfant. Et devinez qu’entraîne alors cette croyance ? La mise en œuvre d’une série de comportements qui vont saboter la discussion afin qu’elle aboutisse au résultat qui semble gravé : le conflit…

Le processus constaté, les croyances limitantes qui y sont liées identifiées, il s’agira alors de changer cet automatisme en un nouveau processus porteur de réussite et de bien-être.

Quelques présuppositions

Alors, si c’est si facile à conceptualiser, si tout semble tellement logique et simple à comprendre, pourquoi est-ce si difficile de gérer ses émotions ? Le fait est que pour travailler ces changements de processus internes, nous devons nécessairement poser quelques données, telles des théories de base pour les mathématiques, sans lesquelles l’équation ne se résout pas. Ce sont les pré-requis (ou présuppositions) qui se définissent comme les principes fondamentaux de la PNL.

Ces pré-requis peuvent apparaître comme le point de rupture qui sépare la personne prête à travailler sur son évolution de celle pour qui ces outils ne seront pas utiles. Il ne s’agit en aucun cas de discuter s’ils sont vrais ou pas, s’ils sont légitimes ou non, il s’agit de les considérer comme justes. Car ce qui importe, c’est ce qu’ils permettent de faire, d’accomplir à partir du moment où nous les considérons comme vrais. Pensons à tous ceux que cela a aidé et aide encore aujourd’hui à partir de leur valeur. Là se situe un des premiers joyaux de la PNL.

Par exemple :

  • « La carte n’est pas le territoire » (Alfred Korzybski) ou notre perception du monde n’est pas le monde, autrement dit, on ne peut pas changer le monde mais on peut aisément changer notre regard sur le monde, notre façon de voir le monde.
  • Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises émotions, il y a des émotions adaptées et des émotions non adaptées selon les situations. Il s’agit donc d’être dans le non-jugement vis-à-vis de soi, comme vis-à-vis des autres.
  • Derrière chaque comportement se cache une intention positive, pour soi comme pour l’autre : recherchons l’intention positive cachée.
  • Un dernier joyau de la PNL, mais il y en a d’autres : nous sommes tous acteurs de nos vies, c'est-à-dire que chacun possède le pouvoir d'agir. Ainsi, nous reprenons notre place, notamment dans la relation. Par exemple, lors d'un conflit, il nous appartient de mesurer notre part de responsabilité, de nous concentrer sur nos possibilités de faire évoluer les choses au lieu de ne voir que les torts de l'autre...

« Il vaut mieux penser le changement que changer le pansement… »
(Francis Blanche)

Un bon coach, humaniste et humble, ne prétend jamais détenir le savoir, la connaissance ou le bon truc pour accompagner une personne ou un groupe dans leurs objectifs et vers le changement. Un coach est un révélateur de talent. Il met en lumière les ressources propres de la personne et indique le chemin afin qu’elle puisse utiliser elle-même sa capacité de manière adaptée et ainsi mobiliser son coach intérieur. Ainsi, nous pouvons tous potentiellement devenir notre propre coach !

Et s’il était possible de rendre à chaque individu ses propres rêves, sa propre capacité à co-agir dans ce monde, quelles que soient son ambition, sa formation, son éducation, son expérience et ses origines ?

La différence entre celui qui entreprend, réalise et celui qui stagne est à la fois infime et immense : c’est une disposition d’esprit, une conscience de sa liberté, un regard différent sur soi-même, les autres et la vie. C’est ce petit fossé intérieur, situé entre « subir le monde » ou « participer à sa création », que le coaching nous propose de découvrir.

Prendre sa vie en main, cela aussi s’apprend.

Anne-Sophie DEQUIEDT
Maître Praticienne PNL
Juin 2010

La Somato-Psychopédagogie

La Somato-psychopédagogie, discipline universitaire au carrefour du soin et de l’éducation se situe dans le prolongement de la fasciathérapie fondée par le Pr Danis BOIS.

Cette approche, novatrice par les outils pédagogiques de perception du mouvement interne, s’inscrit dans le champ des pratiques de relation d’aide et d’accompagnement psychocorporel centrée sur la personne.

Elle s’adresse aux personnes qui souffrent de douleurs physiques ou psychiques, de stress, de mal-être ou de difficultés relationnelles. Elle convient également à toute personne qui souhaite développer une meilleure connaissance ou compréhension de soi. Comme le précise D. BOIS, « les protocoles pratiques utilisés, même s’ils sont soignants, ne sont plus là uniquement pour soigner les maux du corps, ni même pour soigner à travers le corps, le mal être psychique, mais sont devenus des prétextes à réfléchir sur la vie, à dégager du sens de la vie, à engager un processus de transformation ».

La somato-psychopédagogie s’appuie sur quatre outils : le toucher manuel de relation, la gymnastique sensorielle, l’introspection sensorielle et l’entretien à médiation corporelle pour permettre à la personne de développer ses potentialités de perception, de réflexion, d’action et d’expression.

Description des outils pédagogiques utilisés :

1. Le toucher manuel de relation
L’écoute manuelle respectueuse de la personne dénoue progressivement par le mouvement interne sensoriel, les tensions et les mécanismes profonds enfouis dans le corps. Elle rétablit une mouvance homogène et cohérente dans l’ensemble du corps. En permettant de construire un nouveau rapport à soi, elle donne la sensation d’être présent à soi et offre un sentiment d’existence doux et rassurant.

2. La gymnastique sensorielle
Elle met la personne en relation avec la physiologie de son geste, de son action et de son expression. A travers une gestuelle lente, intériorisée, globale et relâchée, on propose à la personne de prolonger l’état de bien être, perçu pendant la séance de toucher manuel, et de le reproduire seule. Cette gymnastique permet de rééquilibrer les troubles de la posture, et du mouvement, d’apprendre à mieux gérer les tensions. Elle contribue à une meilleure qualité d’être, de présence à soi et aux autres.

3. L’introspection sensorielle
C’est une invitation à se mettre à l’écoute de son intériorité corporelle. Dans ce rendez-vous calme, serein et profond, on apprend à écouter le silence, à être en relation avec la présence mouvante et émouvante qui nous habite. La perception du mouvement interne amène un sentiment d’existence plus fort, qui ancre un état de solidité et d’équilibre, indépendant des situations et évènements extérieurs.

4. L’entretien à médiation corporelle
À partir d’un éprouvé ressenti corporel désormais entraîné et reconnu par la personne, l’entretien verbal vise à mettre en jeu une réflexion nouvelle qui donne accès au sens profond de l’expérience de vie. L’entretient est le lieu d’une nouvelle mise en sens des problématiques rencontrées au quotidien (situation de rupture : deuil, séparation, perte d’emploi - stress professionnel - difficultés relationnelles - etc.)

Le métier de somato-psychopédagogue est orienté vers une autre manière d’écouter, un type d’accompagnement qui s’appuie sur une relation au corps et une réflexion ancrée dans l'éprouvé corporel. Le praticien est capable de construire en accord avec la personne, un projet d’accompagnement et d’éducation en vue de son bien-être.

Les séances de pratique gestuelle et d’introspection sensorielle sont au choix individuelles où collectives, le touché manuel et l’entretien se font en séance individuelle.

Florence Escaich-Paquien
Somato-psychopédagogue
 

La danse Orientale Egyptienne

La danse orientale est, à l’origine, une danse sacrée liée au rite de la fertilité et de la maternité.

C’est un art millénaire qui met en valeur le corps en le transformant gracieusement et sensuellement.

Cette danse qui nous vient du Moyen-Orient (Liban, Iran et principalement Egypte) est devenue une danse festive et l’expression parfaite de la féminité. Elle connaît un essor fulgurant partout dans le  monde parce qu’elle permet aux femmes de découvrir leur féminité.

La danse orientale est particulièrement adaptée au corps de la femme, car elle développe la souplesse et la tonicité de toutes les parties du corps : le buste, les épaules, le cou, la tête, les bras, les mains, le bassin et le ventre. Les abdominaux travaillent en profondeur, galbent la ligne, gainent les viscères et améliorent le transit intestinal.

Elle permet de tonifier les cuisses et d’assouplir les articulations. Elle reconsidère aussi toute la région médiane du corps souvent crispée et figée en occident, car le travail qui se fait au niveau de la colonne vertébrale et des voies respiratoires est considérable. Elle libère le diaphragme et développe la capacité respiratoire.

Le corps prend toute son ampleur, dans toute sa dimension, tant latérale que verticale. Cette danse, avec la technique qui la soustend, permet l’harmonie du corps entier.

C’est une danse sensible et très sensuelle où les sens sont en éveil et où l’on vibre avec tous ses sens. Une des « techniques » incontournable de la danse orientale égyptienne est la vibration.

Au fur et à mesure de l’intégration, la vibration n’est plus seulement une vibration extérieure créée par une technique mais une vibration intérieure spontanée, née d’une joie de vivre qui coule à travers soi, qu’on amplifie, diminue par jeu au gré de notre ressenti, de nos émotions et de la musique. Elle développe le ressenti intérieur, induit l’expression des émotions et des sentiments et permet d’unir le corps, le coeur et l’esprit.

Dans la danse Orientale le corps devient un instrument riche et complexe qui interagit avec les instruments de musique. Dès que l’on capte la sensibilité de la musique orientale, on est conquis. Un corps dansant ne peut donc répondre que d’une manière riche à cette musique.

La danse orientale est en perpétuelle évolution et s’enrichit au fil du temps. En Egypte, dans les années 1950-1960, des danseuses célèbres comme Samia Gamal et Tahia Carioca ont allié avec bonheur les danses traditionnelles avec le ballet classique.

Et ce mélange heureux continue à évoluer, créant une synthèse entre les joyaux de l’Orient et de l’Occident. En conclusion, c’est une danse où les femmes se retrouvent ensemble, pour le plaisir de ressentir leur corps en mouvement, d’exprimer et partager leur féminité en toute liberté. La morphologie et l’âge ont peu d’importance.

La danseuse orientale peut être mince ou avoir des formes. Ce qui est important ce n’est pas la plastique ou la souplesse du corps mais l’envie de se sentir femme et d’être en contact avec son plaisir.

La maîtrise de la technique, l’expression de la grâce et de la sensualité viennent alors naturellement et progressivement.

Brigitte Cuzin
Danseuse et chorégraphe

La diététique en question

Du jour de notre naissance jusqu'à notre dernier souffle, la nourriture est omniprésente dans nos vies. Plusieurs fois par jour, nous sommes amenés à choisir ce dont nous allons nous nourrir. Derrière cet acte en apparence anodin, sont ancrés des habitudes, des réflexes, des conditionnements qui puisent leur source dans nos toutes premières années de vie. Et de fait, l’acceptation ou le refus de nourriture devient très vite pour le petit enfant qui n’a pas encore le langage, un moyen d’expression. Cette « instrumentalisation » de la nourriture peut se poursuivre aux différents âges de la vie : de la néophobie alimentaire de l’enfant jusqu’aux troubles du comportement alimentaire (anorexie et boulimie) qui peuvent apparaître dès l’adolescence, nombreux sont les enjeux qui se manifestent autour de la table familiale et/ou dans notre relation à notre assiette.

S’interroger sur cette relation est aussi le rôle du diététicien. Car même si l’on peut avoir l’impression qu’il y a en France autant de diététiciens que d’habitants (tant l’alimentation et la façon de se nourrir sont des sujets sur lesquels chacun a son avis et y va de ses conseils, et de ses croyances), il ne s’agit pourtant pas uniquement de compter les calories ou de savoir quels sont les aliments à bannir de notre alimentation.

Être diététicien, c’est aussi et surtout accompagner le changement vers un rapport apaisé à la nourriture et à son corps. Cela peut nécessiter un travail sur soi en parallèle. En tous cas, cela passe par un travail d’acceptation et de renoncement : acceptation de qui l’on est, et renoncement au fait de tout contrôler (son image, son poids, ses formes et sa forme…).
Loin du laisser-aller stigmatisé par notre société, il s’agit d’une réconciliation et d’un regard vrai porté sur notre condition d’humain imparfait.

La plupart des personnes qui consultent un diététicien sont en demande de préconisations très précises, d’un programme à suivre jour après jour, de règles à respecter. L’encadrement et le guidage, s’ils sont nécessaires un temps, ne doivent pas faire perdre de vue au praticien que son objectif est d’accompagner l’individu vers une véritable autonomie, vers sa liberté. Donner les moyens de faire des choix éclairés en matière d’alimentation est l’ambition du professionnel de la nutrition. Il s’inscrit dans une démarche de responsabilisation de la personne qui vient consulter, et d’un partenariat à tisser avec elle. Loin de la toute puissance de « celui qui sait », il cherche avec elle son chemin à elle, vers un équilibre souhaitable pour elle.
Pour reprendre une phrase du Professeur Bernard Guy-Grand « Le rôle du nutritionniste n’est pas de faire maigrir, mais de définir des compromis entre le possible et le souhaitable».
Alors fin d’un mythe ou salutaire acceptation de la réalité ?

En tous cas, il s’agit d’un cheminement, pour lequel nous pouvons souhaiter être accompagnés, pour abandonner nombre d’idées reçues et réhabiliter le plaisir et la conscience, l’écoute de nos besoins, désapprendre la culpabilité et le contrôle, pour renouer avec des notions telles que prendre le temps, anticiper et préparer, redécouvrir la faim et la satiété.
Loin des recettes-miracles, ce questionnement interroge en profondeur.

Mais n’est-ce pas rassurant, finalement, de savoir qu’il n’y a qu’un chemin : le nôtre, pour sortir des préconisations contradictoires des « spécialistes » ?

Véronique Fabre
Diététicienne

La thérapie manuelle méthode Poyet

La thérapie manuelle méthode Poyet, inventée par Maurice Poyet, est une méthode douce issue de l’ostéopathie et de l’énergétique chinoise.

L’originalité de cette méthode est l’extrême douceur de sa technique. Il n’y a pas de manipulation. Le thérapeute ne fait pas « craquer » les articulations.

Cette méthode nécessite 4 années d’études.

La biographie de Maurice-Raymond Poyet

Maurice-Raymond Poyet (1928-1996) s’engage dans la guerre en Indochine à 17 ans, en trichant sur son âge. Muté à l’infirmerie, il reçoit de la part d’un vietnamien quelques rudiments de médecine énergétique chinoise.

Après avoir obtenu le titre de masseur-kinésithérapeute dans les années 50, il se forme, dans les années 70, aux techniques ostéopathiques de l'époque, ainsi qu’à l’acupuncture (auprès d'André Brunel, personnage clef de ces pratiques en France).

Au sein de son cabinet de kinésithérapie et d'ostéopathie, il développe une main de grande qualité et surtout une approche intuitivement très douce.

Dans les années 80, A. Brunel et M. Poyet commencent à partager leurs connaissances et leurs expériences.

Le cabinet et l'école de M. Poyet prennent de l'essor. Il y développe régulièrement de nouveaux outils.

La méthode

Cette technique se base sur le mouvement respiratoire primaire (MRP) découvert par W. G. Sutherland. Il s’agit d’un micro-mouvement des os et des organes. En effet, chaque pièce osseuse subit un mouvement, dans une phase inspiratoire, qui va l'entraîner dans une direction bien précise, avec une fréquence et une amplitude déterminée. Dans la phase expiratoire, chaque pièce osseuse subit un mouvement qui l'entraîne dans le sens inverse. C'est une respiration de l'ensemble des tissus du corps humain. L'hypothèse la plus communément admise est que ce MRP aurait pour origine les fluctuations du liquide céphalo-rachidien. Ce mouvement se transmettrait du crâne jusqu'au sacrum par l'intermédiaire de la dure-mère (méninge). Puis, il se transmettrait au reste du corps par l'intermédiaire notamment des fascias (membranes recouvrant une structure anatomique).

Dans un premier temps, il y a un travail crânio-sacral où le thérapeute examine le crâne, puis il corrige à distance sur des « points de chaînes » situés au niveau du sacrum. Ils sont une grande découverte de M. Poyet. En effet, chacun d’entre eux est en relation avec un os du crâne, trois vertèbres, un ou plusieurs organes et des os périphériques. Par exemple, la chaine temporale est en relation avec l’os temporal, les vertèbres C6, D7, L3, la vessie, les ovaires, l’utérus et le pubis.

Ainsi la correction de ces « points de chaînes » a une action globale sur le corps humain.

Dans un second temps, il y a un travail local pouvant se situer au niveau d’une articulation ou d’un organe. Si par exemple une personne a une douleur à l'épaule, il sera nécessaire d'examiner et de corriger (si besoin) le bassin, la colonne vertébrale et la ceinture scapulaire.

L'objectif d'une séance est de corriger l'aspect positionnel des pièces osseuses concernées pour restituer la respiration tissulaire physiologique, et pour que la douleur disparaisse.

La correction est une invitation digitale que le thérapeute lance dans une direction bien précise. Celle-ci permet alors à la structure de se manipuler elle-même.

Une autre grande découverte de Maurice Poyet a été la mise en lumière de différents points énergétiques appelés « fusibles ». Comme leurs noms l'indiquent, ils ont une activité de fusible. En effet, si ces points cessent de fonctionner, cela engendre de nombreux désordres dans le corps humain. On dit que le sujet est « disjoncté ». Ces « fusibles » sont examinés et corrigés si nécessaire, en début et en fin de séances. Ainsi, le thérapeute peut vérifier à la fin de chacune d’elles la validité de son intervention. C'est une sécurité.

Le thérapeute fait aussi une détente des fascias et des muscles. Par exemple, il « écoute » avec la main le MRP des fascias jusqu’à ce que les tensions disparaissent et il étire les muscles à un niveau dit « infraliminaire » (stimuli se situant au-dessous du seuil de réaction conscient).

Cette approche prend donc en compte la globalité de la personne.

Le temps de consultation est d’une heure environ. Mais ceci peut varier suivant la problématique et la sensibilité de la personne. Parfois, une seule séance suffit et, dans certains cas, plusieurs sont nécessaires. Chaque personne est unique et nécessite une prise en charge personnalisée.

Candice VACLE
Thérapie Manuelle Douce
Méthode Poyet (D-Po)
Mars 2010

Le massage traditionnel thaïlandais ou Nuad Bo Rarn

Historique

Le massage traditionnel thaïlandais est une pratique ancestrale remontant à au moins 2500 ans. Il fait partie de la médecine Thaïlandaise, tout comme la phytothérapie, très développée en Thaïlande. Il est inspiré de la médecine Chinoise et de la médecine Indienne ; on y retrouve l'influence du shiatsu ou de son ancêtre Chinois le Tuina, et aussi celle du Taoïsme, de lAyurveda Indien et du Yoga. On en attribue la paternité et la codification non pas à un Thaïlandais mais à un Médecin Bouddhiste Indien, Jivaka Kumar Bhaccha, Médecin Royal, disciple et ami de Bouddha.

 

Le bouddhisme est très implanté en Thaïlande, sous sa forme religieuse, et également dans sa dimension philosophique. Il imprègne la vie quotidienne des Thaïs. Pour toutes ces raisons, le massage de Jivaka Kumar Bhaccha s'y est fortement développé, et fait maintenant partie de l'art de vivre des Thaïs. Il est pratiqué quotidiennement dans les familles : les Thaïlandais reçoivent un massage aussi naturellement que nous allons chez le coiffeur ! Il est enseigné dans les temples bouddhistes, et notamment le Wat Phô à Bangkok, le temple du Bouddha " couché ", l'un des hauts lieux de l'enseignement du massage. Il est également pratiqué dans tous les hôpitaux de Thaïlande, et très fréquemment associé aux soins médicaux, comme un complément indispensable pour amener bien-être et guérison (notamment à Chiang Maï au Old Medecine Hospital, autre haut-lieu de la pratique et l'enseignement du massage thaïlandais).

 

Philosophie du Massage Thaïlandais

Imprégné du bouddhisme, le Massage Thaïlandais retient notamment de cette philosophie les concepts d’interdépendance et d’énergie universelle. Notre organisme est considéré comme une entité énergétique en relation permanente avec les énergies qui nous entourent. Tout dans l’univers est dans un mouvement permanent de transformation, régulier et ininterrompu. L’être humain, comme l’univers dans lequel il baigne, est imprégné d’énergie. Celle-ci parcourt le corps selon des lignes appelées ”Sen“, qui correspondent aux méridiens d’acuponcture pour les Chinois, et aux nadis pour les Indiens.

 
Du bouddhisme, les Thaïlandais retiennent également que la maladie ou la guérison ont un sens : la maladie est vue par cette philosophie comme un désordre qui s’est installé dans la circulation de l’énergie interne, et la guérison est atteinte lorsque le ”patient” retrouve une circulation harmonieuse de l’énergie interne. Les Sen sont difficiles à appréhender pour les occidentaux, car ils ne sont pas constitués de matière comme les os, les muscles, ou les veines. Il faut les ressentir, sans les voir, c’est pourquoi on parle d’Art du Toucher. Les Asiatiques ont recensé au fil du temps 72000 Sen qui assurent le flux de l’énergie à l’intérieur du corps et les connexions avec l’extérieur. Le principe du Massage Thaï est d’harmoniser cette circulation d’énergie interne, en agissant par stimulation et libération des zones et organes externes. On parle de QI (prononcez Chi), de contrôle de l’énergie vitale, et de son harmonisation autour du hara, le centre de l’énergie vitale de l’individu. Le hara se trouve à environ trois doigts sous le nombril, et correspond au second chakra indien : Svadhisthana Chakra.
 Le corps et l’esprit fusionnent comme dans la pratique du Yoga. C’est pourquoi le Massage Traditionnel Thaïlandais est également appelé  yoga-massage.
Les liens entre le yoga et le Massage Thaï ou Yoga-Massage sont très importants :
  • Asana : postures et étirements pratiqués à deux personnes, l’une d’entre elles étant passive, l’autre active. Le masseur a des gestes et des déplacements fluides et équilibrés.
  • Pranayama : fluidité et harmonisation de la respiration des deux personnes ; synchronisation des respirations. Les mains du masseur sont le prolongement du hara et du souffle. L’énergie vient du corps tout entier, les mouvements partent du ventre et non de la force des mains.
  • Dharana – Dhyana : lâcher-prise, relaxation mentale, et abandon de son système de défense pour la personne qui est massée ; concentration, adoption d’une attitude de neutralité, de non-pouvoir, de respect du patient, de non-manipulation, pour le masseur. Concentration sur le plaisir, la circulation d’énergie, la détente, et la connexion des énergies du couple masseur-massé.

L’art du toucher

Le massage est l’art du toucher. Tout repose sur le premier des cinq sens, celui par lequel l’enfant découvre le monde (lors de l’embryogenèse, la peau se développe à partir des mêmes cellules que le système nerveux, elle se compose de milliards de terminaisons nerveuses chez un individu adulte et est la voie royale de l’affectivité).
Le Massage Thaïlandais se pratique habillé : un vêtement très léger en soie permet de protéger le client physiquement (le corps peut se refroidir si la séance est longue) et psychologiquement du regard de l’autre. Le vêtement oblige aussi le masseur à ne pas se servir du regard et favorise ainsi la sensibilité et la précision du toucher. Le massage se déroule au sol, pour que les déplacements et manipulations soient totalement libres. Il suppose une grande agilité de la part du masseur, qui utilise ses mains mais aussi ses coudes, ses avant-bras, ses genoux ainsi que ses pieds. Le massé, lui, doit accepter une proximité relativement grande avec le masseur. Le massage débute par les pieds, inclut toutes les parties du corps, et se termine par la tête. Il consiste en une série précise d’enchaînements :
  • Le pétrissage musculaire : les pressions palmées se font avec la paume de la main, et agissent sur des zones larges. La main se déplace à un rythme régulier pour pétrir et déplacer les zones musculaires. Ces pressions sont avant tout relaxantes.
  • La digit poncture : les pressions sur des points d’énergie, le long des méridiens, se font avec les pouces, les genoux, les coudes, les pieds, ou les avant-bras. Les pressions agissent soit pour disperser des excès d’énergie ou de tension, soit pour tonifier une région vide ou faible, soit encore pour harmoniser et fluidifier le flux d’énergie.
  • Les compressions circulatoires : elles ont pour but de libérer vivement le flux circulatoire et le QI. Elles sont pratiquées au carrefour de l’aine et de l’aisselle ; elles provoquent l’élimination des déchets dans les artères et sont très revitalisantes. Il y a quelques contre-indications à respecter.
  • Les mobilisations articulaires et les étirements : ce sont des mises en tension qui libèrent en douceur le corps de ses raideurs, qui assouplissent les articulations et redonnent au corps souplesse et fluidité. Les étirements favorisent l’assouplissement, l’élimination du stress et des toxines. Ils permettent de repositionner les membres correctement pour travailler sur les méridiens. Les étirements représentent un aspect particulièrement important du Massage Thaï et en font l’une de ses originalités.
 
On distingue aujourd'hui deux traditions de massage légèrement différentes. Celle du Nord, un peu plus douce, représentée par le Old Medecine Hospital de Chiang Maï, travaille davantage sur les étirements, les mobilisations et les lignes d'énergie. Celle du Sud, enseignée au temple de Wat Po à Bangkok, porte plus précisément sur les pressions des points réflexes. Mais globalement, la spécificité du massage Thaï est d'associer des manœuvres de type pression tout le long des lignes d'énergie, à des mobilisations de l'ensemble des articulations dans des postures proches de celles pratiquées dans le Yoga (ce qui explique qu’il est aussi parfois appelé, comme on l’a vu, "yoga-massage").
 

Le temps moyen d'une séance en occident est d'environ une heure. En Asie, où la notion du temps est différente, les massages peuvent durer deux, voire trois heures. Le Massage Thaïlandais, comme le Shiatsu Japonais, se pratique dans ces pays souvent en groupe, dans une atmosphère gaie et détendue, dans des salles communes où les couples « masseur-massé » sont les uns à côté des autres. Dans tous les cas, qu’il soit ou non pratiqué en groupe, le massage permet au corps de se libérer de ses tensions, et à l’esprit de s’animer, de réagir de mieux en mieux à une circulation énergétique plus forte ou plus subtile. Il apporte paix, relaxation, détente et libération.

Yaël ROCHE
Septembre 2009

Les oligo-éléments, sources de vie

L’oligothérapie telle qu’elle se pratique de nos jours repose essentiellement sur le travail du Docteur Jacques Ménétrier, qui a découvert les formidables résultats obtenus avec le Cuivre, le Cobalt, le Manganèse ou le Zinc sur les états arthritiques et tuberculeux. Il a approfondi ses recherches à l’Institut Pasteur et démontré que les oligo-éléments à petites doses sont efficaces même en l’absence de carence.

Il a alors créé la médecine des fonctions, méthode des oligo-éléments qui ne s’attaque pas aux symptômes mais aux causes des dysfonctionnements organiques. L’individu possède un terrain de susceptibilité aux maladies qu’il a nommé « diathèse». Cela explique que, dans une même espèce, certains individus soient victimes d’agressions microbiennes, alors que d’autres en sont épargnés.

Quel est le rôle des oligo-éléments ?

Les oligo-éléments sont des métaux et métalloïdes contenus dans tous les organes vivants, à doses infimes (« oligo » en grec signifiant « très petit ») mais indispensables à leur bon fonctionnement. Comme les vitamines, les oligo-éléments sont irremplaçables ; ce sont les catalyseurs des fonctions biologiques de l’organisme et les régulateurs du métabolisme. S’ils viennent à manquer, c’est toute l’harmonie du corps qui est remise en cause ; sans eux, pas de fonction et pas de vie. Modificateurs de terrain, ils favorisent les défenses naturelles, possédant ainsi un effet antitoxique et bactéricide.

À quoi servent les catalyseurs ?

Les catalyseurs facilitent les fonctions biologiques en diminuant le temps et l’énergie nécessaires à leur réalisation. Dans l’organisme, les métallo-enzymes sont présentes en petites quantités et opèrent une activité surprenante ; en effet, un seul atome (ion) de métal est nécessaire pour effectuer plusieurs milliers de transformations par minute. Les oligo-éléments sont partout : Le Zinc dans l’insuline, le Magnésium dans la chlorophylle. Plus de 300 enzymes Magnésium-dépendants ont été identifiées, 265 enzymes Zinc-dépendants et 100 enzymes Cuivre et Manganèse-dépendants.

Au sein de l’organisme, un métal n’est catalyseur que lorsqu’il se trouve à l’état d’ion. C’est la charge électrique émanant de cet ion qui confère un pouvoir biocatalytique à nos enzymes. Les ions métalliques sous forme liquide ont donc une meilleure bio-assimilation.

De la vitalité à la beauté :

Les oligo-éléments ont donc une action polyvalente. Concrètement, ce sont de subtils nutriments énergétiques qui permettent de lutter efficacement contre de nombreux problèmes comme la fatigue, le stress, les troubles digestifs…

Ils apportent tonus et vitalité et possèdent une influence décisive sur la beauté. Une bonne mine, un teint frais ne sont que le reflet de l’équilibre intérieur.

La présence de certains oligo-éléments comme le Zinc permet de préserver la jeunesse de nos cellules et contribue à garder la peau souple et les cheveux soyeux.

Où trouve-t-on les oligo-éléments ?

Dans toutes les cellules vivantes, celles des hommes, des animaux, mais aussi des végétaux. Les plantes de nos jardins, de nos champs, les champignons de nos forêts contiennent ces minéraux puisés dans la terre.

Une nourriture variée et équilibrée devrait donc suffire à couvrir nos besoins journaliers. Mais les cultures industrielles, l’appauvrissement des sols, le raffinage des aliments éliminent trop souvent ces oligo-éléments, ce qui peut causer des subcarences, des carences et des problèmes de santé. C’est pourquoi il peut être bon de prendre des compléments.

Les différentes formes de compléments :

Il en existe principalement trois :

  • La première est composée de sels ou de colloïdes. Dans le cas des sels (sulfate, gluconate, chlorure,…), le métal n’est pas pur mais associé à un transporteur chimique qui modifie l’activité du métal. Un organisme fatigué n’arrive pas toujours à dissocier le composé pour que le métal se libère et agisse. Dans le cas des chélates, le métal est emprisonné au sein du transporteur chimique, ce qui rend encore plus difficile sa libération et son assimilation. Quant aux colloïdes, ce sont des amas volumineux de composés à base de métaux non dissous, ce qui rend leur absorption et leur dissociation plus ou moins difficiles.
  • Les oligo-éléments issus de l’alimentation sont une oligothérapie nutritionnelle dont le rôle principal est la reconstitution des organes et le stockage des minéraux au sein de l’organisme.
  • Et enfin, la forme ionisée qui permet des doses nettement plus faibles avec une efficacité accrue. Les oligo-éléments ionisés passent rapidement dans le sang et en milieu intra cellulaire sans qu’il soit nécessaire pour l’organisme de les digérer pour les assimiler. La vitesse d’assimilation s’en trouve accélérée. Cette forme permet l’usage de faibles dosages spécifiques et adaptées à l’organisme qui rendent impossibles une intoxication ou des effets secondaires.

La forme ionisée est la seule forme capable d’activer les métallo-enzymes de l’organisme.

L’oligothérapie : une thérapie biologique intégrée

Toute substance que l’on absorbe, qu’elle soit naturelle ou de synthèse, se substitue momentanément et partiellement au fonctionnement déficient de l’organisme. Si elle est reconnue comme élément étranger, elle est éliminée par notre système immunitaire et nos émonctoires.

Les oligo-éléments, parce qu’ils font partie naturellement de l’organisme, ne sont pas considérés comme des corps étrangers. Ils sont au contraire intégrés pour agir et demeurer sur le site organique prévu par la nature. C’est pourquoi l’oligothérapie est une thérapie biologique intégrée, et non une thérapie de substitution.

Dès lors on comprend, aussi, pourquoi l’organisme humain reconnaît mieux des oligo-éléments naturels « alliés » que des oligo-éléments ou une substance minérale chimiques.

Frédéric-Michel Bourgogne
Praticien de santé Naturopathe
Juillet 2010

L’Ayurveda

Le bien-être, la joie de vivre, et le bonheur s’expriment naturellement lorsque plusieurs aspects de notre vie sont en harmonie ; voyons l’apport de l’Ayurvéda dans ce domaine. L’Ayurvéda est le système de santé traditionnel de l’Inde ; il est reconnu scientifiquement en Inde et par l’O.M.S. En sanskrit, Ayurvéda signifie « Connaissance de la vie ». Selon les bases de l’Ayurvéda, dont les premiers écrits remontent à plus de 5000 ans, toute matière est composée de cinq éléments de base : l’Espace, l’Air, le Feu, l’Eau et la Terre. Un assemblage de deux de ces éléments forme un dosha ou humeur. Ils sont au nombre de trois ; et il est important de préciser que nous sommes toutes et tous constitués des 3 doshas, dans des proportions différentes et propres à chacun.

Le premier dosha, appelé vata (vent), correspond à l’air et l’espace. Il gouverne la respiration et les circulations dans le corps : sang, lymphe, intestin, énergie vitale (prâna des indiens, chi des chinois, le ki des japonais, le ka des égyptiens), et le système nerveux. Il représente tout ce qui est mouvement dans le corps. Il est en lien avec l’ouïe et se loge dans les poumons, les os, et le gros intestin. Il représente le tiers inférieur de notre corps : le bas ventre.
Le type Vata est une personne plutôt enthousiaste, sensible, créative, rapide, vive, de grande taille ou très petite, de morphologie irrégulière et plutôt mince. En excès, il induit physiologiquement des gaz, ballonnement, constipation, sècheresse de la peau, des cheveux et des ongles, problèmes de circulation du sang, douleurs articulaires et ostéoporose. Au niveau mental, il produit anxiété, stress, agitation, fatigue.

Le deuxième dosha, nommé pitta (bile), correspond au feu et à l’eau. Il gouverne le métabolisme : la digestion, la transformation et l’assimilation de nourritures tant physiques (par l’alimentation), qu’affectives (par nos relations), mentales (par le savoir et la connaissance) et spirituelles (par nos expériences). C’est le feu digestif, Agni. Pitta est en lien avec les yeux, se loge dans l’estomac, le foie, la vésicule biliaire, le pancréas, la peau et le cœur.
Le type Pitta est une personne de taille et poids moyens, plutôt charpentée, qui est dans l’action, passionnée, précise et organisée, déterminée et efficace, mais aussi dépendante du regard des autres. Pitta est représenté par le tiers médian du corps entre l’ombilic et le plexus solaire. En excès, il induit des maladies de type inflammatoire (toutes celles qui se terminent en –ite : colite, bronchite…), une mauvaise digestion avec acidité gastrique, des difficultés à éliminer les toxines et des problèmes de vue, de peau et de sang. Sur le plan mental et émotionnel, Pitta induit des états de passion, colère, jalousie, autoritarisme, critique.

Le troisième dosha, nommé kapha (flegme), correspond à la terre et à l’eau. Il gouverne la production des liquides du corps et les fonctions de lubrification. Il se loge dans le cerveau, les sinus, les poumons, l’estomac et les articulations. Kapha se situe sur le tiers supérieur du corps, du thorax à la tête.
Le type Kapha est une personne plutôt calme, douce, fidèle, paisible et pondérée, persévérante, tolérante et possessive. Sur le plan physique : pieds et mains généralement froids, une morphologie charnue avec tendance à l’embonpoint. En excès, il induit des sécrétions de mucosités (sinus, bronches, estomac), un état de fatigue, léthargie, apathie, ralentissement du métabolisme, et des problèmes d’articulations.

Prakriti représente notre équilibre de base. Il est donné à la conception, et représenté par les proportions des trois doshas ; généralement un ou deux seront prédominants. Il est important de maintenir cet équilibre pour mener une vie harmonieuse et joyeuse. En effet, notre prakriti est en permanence affecté par notre âge, les saisons, le climat, nos relations, nos émotions, notre stress, notre alimentation et notre hygiène de vie.

Vrikriti représente notre état du moment et nos déséquilibres. Le déséquilibre des doshas favorise un terrain propice aux perturbations de la santé, puis aux maladies.

Selon l’Ayurvéda, la définition de la santé est la suivante :

  • les trois dosha sont en harmonie,
  • les sept tissus sont forts : plasma, sang, graisse, muscles, os, moelle et tissus reproducteurs,
  • les feux de Pitta sont activés,
  • l’élimination des toxines se fait librement,
  • les cinq sens sont maîtrisés,
  • l’état émotionnel est à la joie,
  • le mental est calme et apaisé,
  • la personne évolue sur son chemin spirituel.

Le meilleur moyen de préserver cet équilibre à moyen et long terme est d’adopter une alimentation et une hygiène de vie saines, en accord avec sa nature :

  • Une alimentation saine : des aliments frais et sains, biologiques ou naturels si possible, porteurs d’énergie de vie, aux goûts, énergie et effets en accord avec sa constitution et la saison, ainsi que des repas pris dans une atmosphère sereine.
  • Prendre soin de son corps : avoir un sommeil de qualité, un rythme
  • respectueux de la vie, et pratiquer une activité sportive ou de détente.
  • Prendre soin de son mental et de ses émotions : gérer son stress par la pratique régulière d’un sport-détente doux, comme le yoga, le Tai-Chi, la sophrologie ou la méditation. Et bien sûr, se reconnecter avec sa spiritualité, un moyen de dire merci à la nature et la vie qui nous entoure et que nous portons. Corps et esprit étant intimement liés, le bien-être de l’un agira sur l’autre. Tous ces niveaux sont interconnectés et indissociables.

De plus, le massage Ayurvédique peut être un allié précieux sur ce chemin. Il est pratiqué et enseigné depuis des siècles en Inde, et aide le corps à drainer les toxines vers les émonctoires, ou organes d’élimination. Il stimule également les points clefs (marmas), équivalents des points d’acuponcture, qui sont situés aux carrefours de passages de nerfs, tendons, favorisant ainsi les circulations sanguine, lymphatique et énergétique. Il est traditionnellement pratiqué avec une base d’huiles végétales biologiques et de plantes médicinales, en fonction de la vrikriti et des zones de tensions de chacun.

Ainsi, l’Ayurvéda est une approche de l’être dans sa globalité, qui prend en compte les besoins physique, énergétique, émotionnel, relationnel, mental et spirituel, car tous ces niveaux sont en étroite relation. Elle permet une meilleure connaissance de soi et du fonctionnement de la nature, dont l’humain fait partie intégrante, afin de cheminer vers l’harmonie et le bonheur.

En vous souhaitant de belles découvertes sur ce chemin.

Karl Di Foggia

L’art de Marcher

« Pratiquée consciemment, la marche est probablement
l’acte le plus régénérateur,la pratique corporelle
la plus aboutie qui soit. »

Yvan Amar

La marche entendue comme Art de marcher mais aussi comme méditation dans l’action, (dans le sens d’être centré corps et esprit dans l’instant présent et tout voir comme si c’était la première fois ) et comme chemin de connaissance de soi, élément essentiel de cette démarche.
Si la planète Terre est le cadre idéal pour la marche et l’aventure, elle est aussi le lieu idéal de l’aventure intérieure, la seule qui puisse désaltérer la soif d’absolu de l’Homme moderne.
Ceci avec l’aide de la marche consciente, de la marche afghane, d’exercices sur le Hara et d’autres pratiques comme aussi le chant de voyelles et de syllabes énergétiques, visant toutes au bien être et à la paix intérieure. Cette pratique, véritable Essence de la marche, permet d’envisager sereinement toutes les randonnées et trekkings de ses rêves, tout en vivant pleinement l’Instant Présent et en faisant un pas vers soi.

La vivre dans le cadre propice de montagnes proches ou lointaines, ou dans le désert, est une expérience extraordinaire ! Des marcheurs chevronnés, des accompagnateurs en montagne et guides de haute montagne sont conquis par cet Art de Marcher.

Le but de la marche consciente est la marche elle-même. L’expérimenter, c’est entrer dans une relation consciente avec nous-même et tout ce qui nous entoure : tout est alors vécu plus intensément. La réalité s’offre à nous si nous cessons de nommer, d’analyser ce qui est perçu.
Véritable méditation dans l’action, la marche consciente nous aide simplement à être nous-même, à mieux nous connaître, en pleine conscience. Cette exploration est offerte à ceux qui recherchent plus de sagesse et d’équilibre dans leur vie. Cela requiert un esprit bienveillant envers soi-même, une ouverture à tous les possibles.
Pendant la marche consciente, en silence, nous expérimentons notre présence à nous mêmes et au monde : l’attention est portée sur les pieds, la respiration, le corps en mouvement, les sons extérieurs, l’espace en soi et autour de soi, sans rêverie ni pensées discursives.
C’est la quiétude en mouvement, le flux de la pleine conscience Transposable à chaque instant de la vie, c’ est un moyen simple et efficace pour prendre contact avec nos ressources intérieures, cultiver notre rapport au monde et développer notre potentiel.
Le processus n’a rien d’une analyse froide et insensible. Au contraire, ses attributs sont la douceur, l’appréciation du moment présent, l’amour de soi et des autres.
Le maître Zen Thich Nhat Hanh préconise de marcher à l’aise, en ne laissant que des empreintes de paix, en lâchant prise aux soucis, aux souffrances. Cette façon de marcher est empreinte d’une certaine dignité. Marcher en posant nos pieds sur la terre avec la même tendresse qui nous fait caresser le visage de la personne aimée.
Marcher consciemment, c’est marcher en profondeur : chacun de nos pas nous conduit vers ce que nous sommes vraiment en profondeur et que la marche révèle petit à petit. En chemin, nous déposons nos bagages, nos masques pour retrouver peut-être notre vrai visage originel, celui que nous avions avant notre naissance, comme dit le Zen.
La vigilance a pour fonction d’illuminer et de transformer. Quand notre respiration par exemple est l’objet de notre attention, elle devient respiration consciente. La lumière de l’attention éclaire notre respiration, transforme l’oubli de la respiration en attention, la rend calmante et guérissante. Notre corps et nos sensations sont ainsi illuminés et transformés à la lumière de l’attention.
La pleine conscience ne consiste pas seulement à être tranquille et détendu ; elle implique un engagement tout entier dans la vie quotidienne tout en cherchant à maintenir le contact avec ce point immobile à l’intérieur de soi, d’où émanent la sagesse et la compassion.
En fait toute activité se prête à la pratique de la pleine conscience et peut servir de support à l’attention à ce qui est ici, hors du passé et du futur, dans le seul instant qui nous est donné de vivre, le présent. Un jour nous apparait une vérité toute simple : nous parlons de l’instant présent sans cesse mais avons-nous conscience de la signification du mot présent ? Certes il y une notion de temps mais la plus importante signification n’est-elle pas celle qui veut dire : « cadeau » ? Le présent, le don que l’on se fait à soi même et aux autres du moment le plus important de la vie, celui que l’on vit au présent.

LES CLES DE LA MARCHE CONSCIENTE ET DE LA MARCHE AFGHANE

❚ Absence de but, de vouloir, de tension vers quelque chose qui serait à atteindre dans le futur.

❚ Attention au souffle et aux divers rythmes de marche

❚ Attention aux sensations des pieds sur le sol et aux sensations corporelles.

❚ Marche en douceur sur la terre, avec tendresse.

❚ Attention perceptive au monde environnant sans nommer ce qui est perçu.

❚ Présence et centrage dans le Hara.

❚ Pleine conscience à vivre dans toutes les situations du quotidien.

❚ Le fait de plonger simplement et directement dans la pleine conscience dans le moment présent, de tout notre être, nous libérant de l’hésitation, l’ennui ou l’excitation, ceci est l’éveil à notre véritable nature.

Pour résumer on peut dire que c’est un yoga de la marche permettant de vivre à la fois le célèbre CARPE DIEM et le non moins célèbre « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les Dieux » du fronton de Delphes, tout en vivant un profond ressourcement sur tous les plans de l’être.

Daniel ZANIN
Accompagnateur en montagne
Master spécialiste en Sophrologie Caycédienne

Modélisation symbolique : une séance de thérapie avec les métaphores

Pour nous exprimer nous utilisons différents types de langage :

❚ Le langage sensoriel décrit nos expériences à travers la perception sensorielle que nous en avons :
ce que nous voyons, entendons, ressentons.

❚ Le langage conceptuel donne une définition de l’expérience sous forme de jugement, croyance,
définition…

❚ Le langage symbolique décrit une qualité de l’expérience par l’utilisation de métaphores.

 

L'INTELLIGENCE SYMBOLIQUE

Lorsque nous voulons donner une explication d’un phénomène compliqué ou décrire la complexité de nos pensées ou de nos émotions, il est souvent plus facile de comparer notre expérience à quelque chose d’autre (c’est comme…) ou d’utiliser des expressions métaphoriques. La littérature enfantine regorge de personnages représentés par des animaux qui vivent des situations très proches de celles des enfants de 2 à 6 ans. Boris Cyrulnik, dans son ouvrage « Les Vilains Petits Canards », décrit le processus de résilience ; il en parle également comme un « art de naviguer dans les torrents ». Patrice Van Eersel, journaliste, nous livre (« Nouvelles Clés » n°60) ce qu’il ressent dans le contexte particulier que nous vivons aujourd’hui comme des « montagnes russes émotionnelles ».

LA MÉTAPHORE

La métaphore est donc un instrument universel de description, de compréhension et d’explication, accessible à tous. Nous utilisons, parfois de façon inconsciente, des expressions métaphoriques : « la lune s’est levée », « il est comme un poisson dans l’eau », «chercher midi à quatorze heures », etc… C’est aussi un moyen fondamental pour donner un sens à la vie : « la vie est un long fleuve tranquille »…

EN THÉRAPIE

La Modélisation Symbolique est une méthode conçue pour travailler avec les métaphores. Quelle que soit la problématique du patient : manque de confiance, douleur, stress, conflit, difficultés relationnelles…, le thérapeute va guider la personne vers la construction de sa propre métaphore, pour y découvrir son organisation. Ainsi chaque symbole (mot, geste, image, dessin…) exploré grâce aux questions « clean » va contribuer à élargir la compréhension de son fonctionnement interne.

LE « LE CLEAN LANGUAGE »

Le thérapeute formé au « clean language » utilise une technique de questionnement qui s’adresse directement à la métaphore du patient : un jeu de questions simples ayant une syntaxe particulière, une modulation judicieuse de la voix et une reformulation exacte des mots du patient.

Un exemple de thérapie où la solution émerge de la représentation métaphorique du problème :
Théra souffre des deux genoux et se déplace avec difficulté. Elle évoque ce problème lors d’une séance de thérapie. Elle perçoit le mouvement du genou comme une « obligation de plier » et « un sentiment de se plier » à des éléments extérieurs à elle. Au fil des questions, Théra prend conscience d’un tiraillement en arrière, qui agit comme un frein. Elle l’exprime ainsi dans sa métaphore : « un skieur équipé d’une sorte de parachute ouvert qui freine sa descente et gêne sa trajectoire ». Le mot « parachute » est exploré pour comprendre sa fonction et son origine (à quoi sert-il ? en quoi le skieur est-il freiné ? quelles sont les conséquences ? les conflits ? etc…).
Les solutions sont recherchées dans la métaphore : ainsi le skieur pourra faire disparaître le parachute lorsqu’il aura déterminé son propre chemin, choisi les pistes selon ses propres critères, aménagé des pauses, amélioré sa technique, etc… De nouvelles possibilités émergent à la conscience de Théra et se transforment en solutions concrètes : elle sait ce qu’elle va faire.

LE PROCESSUS DE CHANGEMENT

Les solutions et les ressources mises au jour dans le cadre de la métaphore sont utilisées (modélisées) par la personne en même temps qu’elle fait le « voyage métaphorique ». A la fin de chaque session, le patient est invité à faire un dessin symbolique qui sera repris, si nécessaire, à la session suivante.

La neutralité du thérapeute, grâce à la technique du «clean language», permet au patient de naviguer librement dans sa propre symbolique et de se laisser guider vers un changement naturel pour lui.
La métaphore sert en effet de modèle à notre inconscient qui adopte les solutions plus volontiers que notre conscient, et qui se charge d’enclencher les transformations nécessaires et souhaitées.
La métaphore est un pont entre le conscient et l’inconscient.

Martine PLISSON
Psychothérapeute et Formatrice
Praticienne en PNL et Modélisation Symbolique - Grenoble

Ménopause et Naturopathie

La ménopause est un processus normal de l’évolution de la femme. Elle est caractérisée par l’arrêt de toute ovulation, ce qui entraîne l’impossibilité de procréer. Ce n’est pas une maladie et les traitements ne sont nullement obligatoires.
Néanmoins, la ménopause peut entraîner un déséquilibre d’ordre physique, émotionnel, psychologique, voire un mal-être.
Chaque femme vivra cette période de sa vie de manière différente. Certaines éprouveront des désagréments très pénibles, d’autres non.

 

 

 

Les effets possibles de la ménopause sont :

Sur le plan physique :

  • maux de tête,
  • jambes lourdes,
  • hypertension artérielle,
  • bouffées de chaleur et/ou transpiration abondante,
  • assèchement du vagin.

Sur le plan émotionnel :

  • anxiété, angoisses, agressivité,
  • baisse de libido.

Sur le plan psychologique :

  • dépression.

Tous ces désagréments sont liés à la dérégulation d’un système hormonal principalement hypophysaire mais aussi ovarien assez complexe, lors d’un processus d’une durée moyenne de 28 jours qui se nomme cycle menstruel.

 

Le cycle menstruel comprend 4 phases :

La phase folliculaire du 6ème au 14ème jour : on constate une augmentation du taux des FSH et LH, hormones hypophysaires, qui vont stimuler les ovaires et déclencher la maturation du follicule contenant l’ovocyte. Ce follicule, en mûrissant, sécrète des oestrogènes (hormones ovariennes) qui permettent à l’endomètre (muqueuse interne de l’utérus), de se préparer à la fécondation. L’ovulation autour du 14ème jour : sous l’effet des pics de FSH et LH, le follicule se rompt et l’ovocyte est capté par les franges du pavillon des trompes.

La phase lutéique du 15ème au 28ème jour : la sécrétion d’hormones hypophysaires FSH et LH décroît ; le follicule qui a libéré l’ovocyte se transforme en corps jaune, il sécrète des oestrogènes et de la progestérone. Sous l’effet de ces hormones ovariennes, l’endomètre de l’utérus se prépare à la nidation d’un éventuel oeuf fécondé (ovule).

 

La phase menstruelle : s’il n’y a pas de fécondation, le taux d’hormones circulant s’effondre. L’endomètre se desquame, c’est la menstruation. Cette étape est d’autant plus efficace que le foie est en bon état. C’est effectivement lui qui dégrade les hormones encore circulantes.

Trouver une solution universelle à la dérégulation de ce système hormonal est illusoire. En effet, la régulation hormonale est spécifique à chaque femme : l’âge des premières règles, les dysménorrhées (menstruations difficiles et douloureuses), les aménorrhées (absences de flux menstruel chez une femme en âge d’être réglée), les syndromes prémenstruels sont des indicateurs uniques à chaque femme. Il n’existe donc pas de solution universelle et encore moins de recettes applicables à toutes les femmes. La démarche naturopathique, très vaste, offre de nombreuses techniques pour soulager les désagréments liés à cette étape de la vie.

L’alimentation :
- Il est conseillé de limiter le café, l’alcool, le chocolat, le sel et le tabac, aliments excitants et acidifiants.
- Suivant les cas, il peut être utile de complémenter en :

  •  Vit A pour les muqueuses,
  •  Vit E : sexualité, muqueuse vaginale,
  •  Vit B pour l’équilibre du système nerveux,
  •  Vit C pour le stress, le froid, cofacteur circulatoire et cutané,
  •  Zinc, ami de l’hypophyse, du pancréas, de la peau, du système nerveux, des hormones…

- L’alimentation doit être suffisamment riche en protéines, nécessaires à la fabrication des hormones, et privilégier les poissons, les oeufs et les protéines végétales.

Attention aux aliments « à la mode » à base de soja (lait, tofu, yogourt …) : ils sont hyperoestrogéniants et favorisent les syndromes prémenstruels.
Cette remarque s’applique aussi aux jeunes filles non réglées qui risquent, si elles en consomment trop, d’avoir leurs premières règles prématurément.

L’exercice physique :
C’est une technique majeure car elle permet de stimuler les émonctoires (reins, foie, poumons, peau). La femme bénéficie, par rapport à l’homme, d’un émonctoire supplémentaire : l’utérus. Or, la ménopause inhibe cette fonction.
L’exercice physique permet aussi de défouler, oxygéner, relaxer, détendre l’organisme. Il favorise en outre la fixation
calcique (densité des os).
Il est peut-être osé de préciser dans le chapitre « exercice physique » qu’une activité sexuelle dynamique permet de maintenir sa vie hormonale fonctionnelle !

L’hydrologie :
Les bains hyperthermiques (39°C) et les hammams permettent de réduire les bouffées de chaleur.

Les plantes :
En fonction des déficits, on utilisera des plantes apportant des oestrogènes ou des progestérones d’origine végétale. On demandera l’avis d’un naturopathe pour les compléments alimentaires et les conseils d’utilisation de ces compléments.

  • Œstrogène : sauge, cyprès, marjolaine, fleur de souci (calendula), houblon…
  • Progestérone : achillée, gattilier, réglisse,
  • Hypo-oestrogéniant : ananas, figue, farine complète, maïs, oignon…

Mais aussi :

  • Prêle : en prévention de l’ostéoporose,
  • Mélisse, mélilot, cassis : pour les bouffées de chaleur.

Les élixirs floraux :

  • Cerisier : vision positive,
  • Noyer : prédispose aux changements,
  • Mauve : peur de vieillir,
  • Grenadier : créativité féminine.

Mais attention, ce n’est pas parce que les solutions sont naturelles qu’elles sont sans conséquences. L’utilisation de plantes ou d’huiles essentielles n’est pas anodine. La marjolaine, par exemple, est à proscrire en cas d’asthme, d’hypotension, de malaise vagal, d’épilepsie… Plus généralement, toute huile essentielle est à proscrire pour la femme enceinte. De plus, le processus de la ménopause est trop complexe pour qu’un désagrément soit toujours traité de la même façon : il y a trois étapes qui peuvent durer jusqu’à 10 ans (pré-ménopause, ménopause, post-ménopause), et à chaque étape le naturopathe proposera une stratégie différente.

Il est important pour les femmes d’accueillir ces modifications avec bienveillance afin de profiter des nombreuses années à vivre pendant et après ces étapes, occasions de maturité.

Benoît Capodieci
Naturopathe – Iridologue
Juin 2009

Une visite chez le naturopathe ne remplace en rien une visite chez le médecin. Le naturopathe n’effectue pas de diagnostic, n’intervient pas sur un symptôme, n’établit pas d’ordonnance et ne modifie jamais une prescription médicale.

Méthode Vib'Art® ou chant Vibratoire et Artistique

Au fil de quelques millions d'années, notre longue évolution a imposé le redressement de notre posture. Cette verticalité de l'être humain a permis la phonation, c'est-à-dire l'usage élaboré de la voix.

Le chant remonte à nos origines les plus anciennes. Il a pour vocation première d'établir le lien de soi à soi, de soi aux autres et reste un moyen universel de communication. Il est alors facile de comprendre qu'il s'exprime par la gorge, qui correspond au centre énergétique de l'échange donner/recevoir. Bien plus qu'un simple outil de communication verbale, la voix, de par ses vibrations est une des plus fortes et plus belles manières de nous reconnecter à nos émotions profondes, celles qui sont mémorisées dans toutes les cellules de notre corps.

Chanter est à la fois un acte libérateur, une expression créatrice et un langage.

La méthode Vib'Art® est née après 20 années de recherche, d'un désir de remettre en accord le corps, la voix et l'esprit .

Au départ d'une séance, le premier son exprimé par la personne est repris par un piano et devient l'ancrage à sa terre intime : son corps. Puis sur cette base sonore, l'expression libre de la voix fait son chemin et va d'elle-même libérer les tensions intérieures là ou elles se trouvent.

Cette méthode rétablit l'accord harmonique entre la voix, le corps et l'esprit. Sa vocation est artistique, libératrice et thérapeutique. Elle permet les prises de conscience , nécessaires à notre évolution, et ce, dans la douceur d'une expression créatrice.

Vib’Art® convient à tous et respecte le rythme de chacun. La praticienne, accompagne et guide avec sa propre voix, dont les mélodies sont des chants d'harmonisation. Elle nous invite à retrouver la beauté de notre chemin de vie.

Il y a deux manières d'aborder cette méthode :

1 - Le chant Vibratoire Artistique et Créateur :

Il s’adresse à tous les chanteurs et amateurs de la voix.

Il permet d'expérimenter le plaisir de vivre sa voix librement, sans contrainte de justesse et de timbre. Ainsi on apprend à découvrir sa voix, sa place, son identité et son empreinte vocale.

Il aide également à vaincre ses peurs au niveau de la respiration et de la voix et à être plus à l'aise dans toute forme d'improvisation vocale ou artistique.

2 - Le chant Vibratoire Thérapeutique et Libérateur :

Il est accessible à toute personne désirant faire un travail thérapeutique en lien avec sa voix.

Il aide à résoudre des problématiques grâce à la vibration d'une note dans une zone précise du corps, à être créateur de sa propre vie.

Chaque note a un centre énergétique propre (voir schéma ci-dessous) qui est lui même relié à une couleur précise.

La première note que produit la personne est reliée à une zone précise du corps qui lui permettra de prendre conscience d'un blocage, d'une difficulté ou d'un problème d'ordre physiologique ou vocal.

 

Schéma des 13 zones vibratoires

 

Pour conclure, cette méthode est une merveilleuse manière de se faire du bien et d'accéder à sa créativité intérieure. Elle se pratique en séance individuelle ou chez soi à l'aide d'un livret pédagogique.

Florence GALLAND
Créatrice de la méthode Vib’Art®

Ortho-Bionomy® : l’application juste des lois de la Vie

L’Ortho-Bionomy® est une pratique corporelle issue de l'ostéopathie, et qui stimule l’autorégulation du corps.
Son fondateur, Arthur Lincoln PAULS (Canada 1929 - Lyon, France 1997), judoka de haut niveau, se forme à l’ostéopathie dans les années 1970. Sa rencontre avec Lawrence JONES, ostéopathe anglais, est déterminante. Ils observent ensemble que le fait d’augmenter un déséquilibre de la structure ostéo-musculaire (une jambe plus courte que l’autre par exemple) peut permettre au corps de s’autoréguler sans intervention dirigiste du praticien. Ils évitent ainsi les manipulations articulaires forcées. Leur travail commun est alors de repérer les postures favorisant l’autorégulation pour chaque partie du corps. Pour permettre le relâchement des tensions, ils utilisent la compression musculaire plutôt que l’étirement, ou le « trust » (manipulation articulaire).
A.L. PAULS poursuit ses recherches seul et introduit les notions de rythme et de temps de réponse à la posture, propres à chaque individu. Il étend également le principe de l’autorégulation aux schémas énergétiques du corps.
 
L’Ortho-Bionomy® propose avant tout une qualité de rencontre qui s’appuie sur :
    •    la capacité du praticien à aller rencontrer la personne là où elle se situe, c'est-à-dire sans lui imposer son point de vue,
    •    l'approche de la personne au niveau de sa zone de confort, agréable à contacter, sans aller d'emblée sur une zone fragile ou douloureuse,
    •    le respect du rythme de la personne,
    •    la justesse du contact physique - plutôt ferme, plutôt léger, plutôt contenant… -  en ajustant avec la personne pour que ce contact soit agréable.
 
Pour rester dans le confort, le praticien cherche avec la personne la meilleure position en s’aidant de coussins, couverture, petits ballons… qui permettent l’adaptation et favorisent la détente et l’autorégulation.
 
L’ortho-bionomiste part du principe que la personne sait ce qui est bon pour elle, et lui fait entièrement confiance. Il respecte donc toujours ses résistances et ne va jamais contre elles. Il n’a pas de grille d’interprétation et ne recherche pas le ‘pourquoi’ du symptôme ou du mal-être : il accueille et accentue les informations de déséquilibre qu’il observe, pour permettre à la personne de reconnaître ces déséquilibres, puis d’engager un processus de changement. La régulation peut intervenir immédiatement, ou dans les quelques heures ou quelques jours qui suivent la séance, ou après plusieurs séances, ou pas du tout. Quelle que soit la réponse, le praticien accueille ce qui se passe sans jugement, et il accompagne le changement s’il a lieu. Il travaille dans l’attention (le non-faire) et non dans l’intention (l’agir).
Les mêmes principes d’autorégulation s’appliquent pour les mouvements énergétiques des tissus et de la structure ostéo-musculaire.
L’autorégulation permet la libération douce des tensions et des rigidités dans les muscles, les articulations, les viscères, les os du squelette. L’Ortho-Bionomy® permet de restaurer la fluidité et le mouvement dans le corps. Cette pratique est très appréciée pour sa douceur et pour la qualité du contact proposé, et s’adresse à tout public sans restriction.
 
Un rôle éducatif
L’Ortho-Bionomy® propose également de responsabiliser chacun par rapport à sa santé et son mieux-être, en prenant soin de lui. Grâce à des exercices simples et appropriés, il est possible de retrouver une autonomie, quel que soit son âge, et sans attendre tout du praticien.
Le travail de l'Ortho-Bionomy® peut intervenir en accompagnement
d'un suivi médical, mais ne peut en aucun cas s'y substituer.

 
Laure Demoisson
Praticienne en Ortho-Bionomy®
Le 2 avril 2010

Psychogénéalogie : L’influence des guerres sur notre système familial

Le 11 novembre 2008, la France et l’Europe célébraient les 90 ans de l’Armistice de la guerre 14-18, la Grande Guerre… L’émoi qui peut encore se ressentir, trois à cinq générations plus tard, lors de ces journées de commémoration, témoigne de l’ampleur de l’impact de cette guerre sur les systèmes familiaux. Huit millions de jeunes hommes français ont été mobilisés, dont certains avaient 17 ans, deux millions n’ont jamais revu le clocher de leur village...

C’était la guerre de nos arrière-grands-pères, de nos grands-pères, de ceux dont les noms s’alignent sur les monuments aux morts, de ceux qui sont rentrés amputés, gazés, fauchés dans leur insouciance.
Cette guerre a laissé une profonde blessure dans la descendance des orphelins qui ont perdu un père, mais aussi dans celle des « orphelins de coeur », c’est-à-dire toutes ces familles qui se sont construites avec l’absence. Les enfants nés au début de la guerre ont grandi sans père jusqu’à l’armistice. Derrière le héros se cachait souvent un homme brisé et hanté par ce qu’il avait vécu. Nombre de nos « poilus » ont fondé une famille, mais beaucoup gardaient leur coeur relié à leurs compagnons de guerre ou aux jeunes hommes ennemis qu’ils avaient tués. Ces pères rescapés n’étaient pas totalement disponibles émotionnellement pour leur famille. C’est toute une génération d’énergie masculine qui a été affaiblie dans ce qu’elle pouvait donner.
Le soldat était aussi un fils, un frère, un fiancé… Des familles ont vu mourir tous leurs garçons sur les champs de bataille… Aux victimes qui n’ont pas combattu, la Grande Guerre a volé un être, un rêve, un coeur. Les habitants des zones de combats ont aussi perdu leurs biens ou ont été blessés sous les bombardements.

L’Histoire de la France du XXème siècle se conjugue avec la guerre. Ce fut ensuite la deuxième guerre mondiale, différente de la première ; l’occupation a touché toute la population, la divisant entre ceux qui résistaient et ceux qui collaboraient (85% des juifs déportés de France ont été arrêtés par la police française). Là encore, la population masculine a été touchée et affaiblie : elle pouvait porter soit un héros, soit un traitre. Mais l’impact a été beaucoup plus large, la population civile était largement menacée, elle participait activement. Les femmes ont eu un rôle fondamental dans la résistance et combien ont perdu un ancêtre ou toute leur famille dans un bombardement, une rafle, sans parler des conséquences indirectes de la guerre, la malnutrition, la maladie…

Sont venues ensuite les guerres d’Indochine puis d’Algérie, des guerres lointaines et secrètes où la torture et les exécutions étaient de mise. La France a eu bien du mal à assumer son histoire, spécialement en Algérie, à prendre sa responsabilité et à intégrer les Harkis, douloureux rappel de ce que les soldats ont le plus perdu : leur intégrité. Chaque guerre est unique, elle porte ses complexités et ne s’arrête pas le jour de l’armistice. Ses conséquences se perpétuent sur plusieurs générations. Parfois la guerre suivante réveille les blessures de la précédente et l’on trouve un fils qui part au combat comme son père vingt ans plus tôt.

PERPÉTUER, RÉPARER, RESSEMBLER : UNE TÂCHE POUR LES DESCENDANTS

Que l’on soit enfant ou petit enfant de nazi ou detortionnaire, de résistants, de soldats ou de déportés, de victimes ou de survivants, la guerre peut continuer à nous influencer de la manière suivante :

❚ Le potentiel de ce qui est donné de parent à enfant est affaibli par l’absence physique (mort) ou émotionnelle (indisponibilité, regrets, traumatismes, etc.), par le deuil, par la tristesse ou par le désir de vengeance, donnant aux générations suivantes des difficultés à prendre leur place.

❚ Un descendant cherche à faire revivre le soldat ou le héros, que ce soit un homme ou une femme. On parlera d’identification, souvent favorisée par les parents qui donnent le même prénom. Cette identification s’accompagne d’émotions appartenant non à la personne elle-même mais à l’ancêtre ou à ses proches : colère, tristesse, sentiment d’injustice.

❚ Un descendant est attiré par la mort, surtout si une grande partie de sa famille a disparu, comme dans les familles de populations exterminées (juifs, tziganes, etc.). Il peut s’empêcher de vivre, se refusant le droit au bonheur.

❚ Le descendant cherche à réparer ou à payer une dette pour des actes criminels ou injustes commis par un membre de son système (tortionnaire, viols ou actes criminels sur la population civile, nazi…). Il peut offrir sa vie en compensation de celles qui ont été injustement retirées (suicide, maladie grave, accident…).

❚ Des dates anniversaires apparaissent dans les systèmes familiaux, le jour du retour du héros, le jour de sa mort, la date du bombardement. Même le 11 novembre ou le 8 mai peuvent marquer des naissances ou des faits particuliers pour certaines familles.

❚ Des générations entières de jeunes hommes appartenant au même pays peuvent refuser de prendre totalement l’énergie masculine, mémorisée inconsciemment comme despotique, violente, excessive.

Comment s’en libérer ?

L'influence des guerres - Illustration de l'articleLa première étape est bien sûr la connaissance de l’histoire de sa famille et de son implication dans les différentes guerres : pourquoi en parle-t-on tout le temps, ou pourquoi n’en parle-t-on jamais ? Qui est le Héros, qui est tabou ou oublié ? Qui a souffert, qu’est-ce qui a été perdu ou injustement gagné ? etc.… Tous les évènements d’un système familial ne touchent pas avec la même force ; quel est celui qui aujourd’hui hante encore mon inconscient ? Quelle guerre je continue à mener ou quelles victimes m’habitent ?

De nombreuses pratiques de thérapies systémiques comme la psychogénéalogie, les constellations familiales, permettent de mettre en lumière ces liens inconscients et surtout de s’en libérer, pour que ces hommes et femmes qui ont traversé les guerres avec courage et force deviennent des soutiens pour aller vers notre propre destin, et pour que ceux dont on est moins fier retrouvent leur dignité et leur responsabilité, dans une justice plus grande.

Farida BENET
Praticienne en Constellations Familiales
Genève et France

À l’écoute des rêves

« Il n’a pas plu depuis longtemps. L’herbe est jaune, la terre craquelée. Les arbres ont perdu leurs feuilles et vont mourir si la sécheresse continue. » Ou bien : « Un tremblement de terre va avoir lieu, il faut d’urgence aller se mettre en lieu sûr, j’essaie de prévenir les gens mais personne ne m’écoute. »

Supposons que nous nous réveillions, un matin, mal à l’aise à la suite d’un tel rêve. On peut essayer de le chasser au plus vite, « ce n’est qu’un rêve », penser à autre chose, allumer la radio… Mais si nous acceptions cette visite, aussi désagréable qu’elle soit ? « Un tremblement de terre… Et personne qui m’écoute… »

Une autre scène : « Il faut à tout prix que je traverse un fleuve mais il est très large, plein de courant et de tourbillons. Et je sais à peine nager. Il faut pourtant que j’y aille, on m’attend de l’autre côté, c’est très important ! Arrive une barque avec deux hommes qui me proposent de monter. » On peut hausser les épaules : « je ne vais jamais au bord d’un fleuve, ça n’a aucun sens. » On peut aussi le prendre avec amertume : «dans la vraie vie personne ne m’aide. » Mais on peut aussi se laisser toucher.

On le voit, on peut réagir à nos rêves de bien des façons, et l’accueil qu’on leur réserve est déterminant. Les mépriser, ou les prendre au pied de la lettre, et ils nous échappent. Et si on les rejette parce qu’ils bousculent, qu’ils nous invitent à changer, là non plus on ne les laisse pas nous atteindre. Les accepter, c’est l’essentiel.

Comme il vaut mieux accepter, dans un couple, d’écouter ce que nous dit l’autre, que ce soit ou non facile à entendre. Alors le dialogue intérieur commence à se déployer. Peut-être invisible, comme les braises sous la cendre ; ou bien sous forme de jaillissement au hasard de la journée : « une sècheresse… ma vie a quelque chose de sec en ce moment… depuis que j’ai refusé de m’installer avec Jeanne ? » ou « un des hommes dans la barque, ce n’était pas mon père, bien plus dur. Pourtant… ».

Dans tous les cas nous venons de faire un pas vers nous même. Les rêves, pour résumer, qu’ils nous alertent sur nos blocages ou nous engagent à prendre confiance, sont des germes de renouveau. Nous avons tous une forte tendance à répéter toujours les mêmes comportements depuis notre enfance, et donc à revivre les mêmes genres de situations.
Supposons que l’on ait grandi dans la peur. La peur entraîne le plus souvent l’échec, échec qui renforce encore la peur. Une ornière : plus on y tombe, et plus on la creuse… donc plus on y retombe. Un mécanisme terrible. Heureusement nous vivons chaque nuit en rêve, avec autant de force que si c’était vrai, des expériences nouvelles qui nous permettent d’évoluer. Des germes de renouveau : autant dire des trésors. On comprend que les anciens voyaient en eux des messages des dieux.
 
On voit ce qui nous reste à faire : les cultiver ! Seul ou accompagné, suivant notre caractère, notre intuition, et surtout la profondeur de nos problèmes et le chemin que nous désirons accomplir.

Roland CHINCHOLLE
Praticien en décodage analytique des rêves