Influence bénéfique du chant sur les empreintes prénatales

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Nous avons tous en commun des souffrances inscrites dans notre ADN dès la conception : souvenirs de violences vécues par nos ancêtres, sentiments douloureux vécus pendant la gestation, peurs et croyances de nos parents. Mais nous avons tous aussi, des mémoires de plaisir, de bien-être, de bonheur. Les mémoires douloureuses peuvent être transformées par la sophro-analyse. Un travail préventif pour le bonheur des futures générations peut être mis en œuvre. C’est le travail de l’éveil préconceptionnel. Il est très important de savoir comment l’enfant en gestation vit sa vie prénatale et quelles sont les empreintes qu’il en gardera dans sa vie d’enfant et d’adulte. Cette connaissance de la vie et de la communication prénatales aide les parents à dédramatiser les situations difficiles et à mieux comprendre leur enfant.

Les découvertes du Dr Claude IMBERT, fondatrice de la «  thérapie des empreintes prénatales et de la naissance  » confirment les besoins universels du bébé in utero : désir et amour inconditionnels, dialogue et communication.

Le non-désir des parents

L’enfant non désiré, nié, rejeté dans le for intérieur de l’un ou des deux parents, vit un profond sentiment d’abandon qui s’inscrit dans sa mémoire cellulaire. L’absence de désir d’enfant durant la gestation est à l’origine de nombreux problèmes de santé et d’échecs scolaires. Ces enfants sont plus agressifs et plus enclins à la délinquance. Le Dr Adrian RAINE de l’Université de Los Angeles a conduit une étude sur 4.269 enfants qu’il a suivis jusqu’à l’âge de 18 ans. D’après ses recherches, l’abandon maternel conduit à des naissances difficiles et les enfants ont trois fois plus de risques de devenir des criminels. Selon lui, la prévention de l’abandon maternel diminuerait la violence de 20 %.

L’embryon ou le fœtus confronté à ses propres souffrances ou à celles de sa mère, interprète à sa manière l’évènement douloureux et en fait une croyance : je suis coupable, non aimable, sans valeur. Il va ensuite entrer dans un scénario de punition doublé de stratégies (scénario de survie), pour tenter d’être aimé ou reconnu, comme par exemple : se faire tout petit, se couper de ses ressentis ou de ses pensées, décider qu’il se débrouillera tout seul, etc. Les trois principales croyances limitantes : la dévalorisation, le manque d’amour de soi et la culpabilité, ainsi que les scénarios de survie, vont se reconfirmer tout au long de la vie.

Empreinte consécutive au vécu émotionnel propre de l’embryon

Parmi les principales empreintes de la vie intra-utérine, l’empreinte gémellaire représente environ 20 % des grossesses. Il peut s’agir d’embryon minuscule dont la disparition passera inaperçue pour la mère mais pas pour l’embryon restant qui en gardera l’empreinte et les conséquences : anorexie, boulimie, etc. L’embryon restant peut se créer un programme du type : « il est mort. C’est ma faute. Je suis obligé de manger pour deux ». Ou au contraire, ayant la croyance d’avoir tué son jumeau, il peut se punir en décidant de ne plus manger. Cette empreinte peut créer d’autres symptômes : dépression, eczéma, asthme, terreurs nocturnes ou insomnies de l’enfant.

L’empreinte de naissance

La naissance constitue un évènement majeur dans la vie de l’être : il passe de l’univers intérieur de la matrice au monde extérieur. Elle est souvent vécue comme une expérience traumatisante qui laisse en chacun une empreinte ou blessure d’abandon.

En effet, comment suis-je accueilli à la naissance ? Avec amour ? Est-ce que les mains de la sage-femme sont douces, accueillantes ou est-ce que je glisse sur les gants ? Est-ce qu’on me parle avec bienveillance ou est-ce qu’on me traite comme un objet ? Est-ce qu’on me pose avec délicatesse sur le ventre de ma mère ou dans une bassine d’eau glacée ? Est-ce que j’ai pu plonger mon regard dans celui de ma mère quand je suis apparu ou était-elle inconsciente ? Suis-je venu par césarienne ou par les voies naturelles ? Mes parents sont-ils heureux ou déçus ?

Tout ce que nous vivons in-utero et au moment de la naissance s’enregistre dans nos cellules et va créer en nous des programmes de vie souvent défensifs. Nous allons nous structurer et structurer notre vie sur des empreintes et sur le projet-sens de nos parents ; ce projet conscient ou inconscient qui nous a donné la vie et qui fait sens dans notre propre vie car il la programme, en partie.

La sophro-analyse permet la libération du scénario prénatal et des empreintes de naissance. L’éveil préconceptionnel permet la prévention.

Nous pouvons guérir de nos mémoires prénatales. Nous pouvons aussi prévenir un certain nombre d’entre elles.

La matrice sonore

L’ouïe est un sens actif dès le 4e mois de grossesse mais avant ce moment, le fœtus perçoit les sons par la peau. Nous baignons dans une matrice sonore. Quand nous parlons, le son se répand dans la pièce et nous entoure. Chaque son a un impact sur notre corps, nos organes, notre ADN. Le tempérament d’un bébé sera différent selon qu’il aura été vibré par les voix des deux parents, des musiques douces ou des musiques violentes. L’environnement sonore va activer tel ou tel levier qui va commander tel ou tel gène.
Le chant se compose du son et du sens qui lui est associé. Le son, le sens, la réceptivité psychique de la mère influencent l’ADN. Si la future mère est dans la peur, le même son et le même sens n’auront pas le même effet sur l’enfant que si elle est dans la joie. De même, la qualité du chant d’un étranger, c’est-à-dire s’exprimant dans une langue inconnue, aura un effet positif si de l’étranger émanent des sentiments positifs. Le chant pourra alors neutraliser le stress des proches.

Le chant : moyen de prévention, effet de résilience

Marie-Louise AUCHER, cantatrice, à l’origine du chant prénatal, travaillait la pose de voix parlée et chantée. Elle fut attentive quand une de ses élèves fut enceinte. Ayant constaté les bienfaits du chant sur des adultes et des enfants, elle était curieuse d’en découvrir les résultats sur le bébé prénatal. Quand elle vint à la maternité saluer le nouveau-né, elle constata qu’il écartait les doigts en radar vers la source des bruits environnants en les accompagnant du regard. Elle fut frappée par la capacité de préhension entre le pouce et les autres doigts, que les neurologues appellent « la pince ». Ceci témoignait d’un développement très précoce du système sensoriel. En travaillant avec de futurs pères, Marie-Louise constata chez les bébés un développement moteur du bas du corps. Les voix d’hommes et de femmes chantant ensemble accomplissent un massage vibratoire sur le corps entier et touchent l’être total. Ces expériences reproduites par la suite donnèrent les mêmes résultats.

Durant le travail de l’accouchement la future mère chante des vocalises qui l’aident à accompagner le processus. Elle émet des sons graves qui vont libérer des endorphines, lesquelles vont la soulager ainsi que le bébé. Une longue tenue du souffle lui permet d’alimenter en oxygène son bébé et ses propres muscles. Elle vit l’événement avec plus de sérénité, dans une coopération avec le bébé qui peut être exprimée par des mots, des encouragements. Le cerveau étant moins concentré sur la douleur, elle la ressent moins. Elle devient actrice de l’événement dans un véritable partenariat avec son bébé. L’accouchement – naissance est alors moins traumatisant et engramme dans les cellules du nouveau-né des aptitudes au bonheur.

Le chant est un puissant harmonisant des relations au sein des groupes. Il facilite la communication et crée une atmosphère agréable. Il rassure le bébé, réjouit l’adulte, réconforte la personne âgée. Le son vibre et masse le corps, assurant la détente. Le chant pratiqué dans l’accueil des sensations favorise l’ancrage, développe la respiration, contribue à la connaissance du schéma corporel. Il déclenche des émotions positives qui vont libérer, dans le corps, des hormones de bien-être. Les chansons traditionnelles nous ancrent dans l’ici et le maintenant de notre vécu, dans l’histoire familiale, dans nos racines.
Une berceuse réconforte le bébé qui vient de perdre son jumeau. Un chant gai le met de bonne humeur et peut-être la maman le sentira-t-elle danser dans son ventre. Le chant prénatal fait chanter son présent et son avenir.

Le son, la parole, le chant sont des moyens puissants pour transformer de manière positive des mémoires et programmes chez le fœtus et activer, par ce biais, des potentialités qui sommeillent encore dans l’ADN.

Agnès Dubuisson
Sophro-Analyse, chant prénatal

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