Rencontres amoureuses et couples durables en 2009

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Des difficultés croissantes

Personne ne niera les avancées liées aux combats des femmes, allant du droit à l’avortement à plus d’égalité dans le travail. Celles-ci sont devenues beaucoup plus autonomes, moins dépendantes des hommes. Elles peuvent notamment plus facilement les quitter ; ce qui est le cas dans plus de 75% des séparations. Autrement dit, les femmes ont développé leur côté masculin, elles sont de plus en plus « yang » ; alors que parallèlement, les hommes ont été invités, eux, à apprendre à découvrir leur part de féminin, à savoir exprimer leurs émotions, leur «yin». Mais beaucoup sont déconcertés et anxieux devant ces femmes devenues « trop fortes » pour eux, alors qu’ils rêvent encore tout à la fois d’une épouse, d’une amante renouvelée et parfois d’une mère. Résultat, un sondage récent montre que le sexe n’est plus pour eux que le deuxième objet de plaisir, derrière les nouvelles technologies ! Parallèlement, les femmes demeurent obsédées par la preuve d’amour et de fidélité, gage à leurs yeux de leur sécurité affective. Elles veulent bien souvent un homme fort et tendre. Les attentes des uns et des autres sont donc bien paradoxales.
D’autre part, beaucoup de personnes reproduisent inconsciemment les comportements d’amour qu’ils ont observés, ou subis, dans leur enfance. Ainsi, un enfant qui s’est senti abandonné pourra devenir, une fois adulte, tyrannique et jaloux. Dans sa relation de couple, il mettra tout en œuvre pour reproduire inconsciemment cet abandon, et ainsi se persuader qu’il le méritait.
Difficile de s’entendre, donc. Il ne faut pas s’étonner qu’aujourd’hui, un couple sur deux ne « dure » pas plus de dix ans, surtout dans les grandes villes, où plus de 50% des gens vivent seuls. Les séparations se banalisent et les nouvelles unions restent souvent brèves.
Que sont devenues la passion et la sexualité avec tous ces changements ? On sait aujourd’hui que la « sexualité libre », que l’on croyait acquise depuis 68, a comme avant son lot de tabous, de simulations, de non connaissance des besoins de l’autre, donc son lot de souffrances pour les femmes comme pour les hommes. Considérées à tort comme inévitables, ces incompréhensions sont les principales causes des séparations.
Enfin, la « crise » récente vient dramatiquement amplifier toutes ces problématiques. Le travail, de plus en plus incertain, les menaces pesant sur notre environnement, etc…, accroissent le stress, qui se reporte insidieusement sur la relation.

Des chances nouvelles

La relation amoureuse durable ne va donc pas de soi. Elle se définit à partir de quatre composantes essentielles, qui constituent notre boîte à outils :

  • des sentiments assez forts pour dépasser la phase de la passion (forcément éphémère) et renter en Amour, le véritable moteur de la relation amoureuse,
  • l’attirance et l’épanouissement dans la relation physique, sexuelle et sensuelle : c’est le carburant, ce qui nous « recharge »,  – un projet commun, bâti sur une vision et la conscience de quelques valeurs « essentielles » partagées : c’est la carte du voyage,
  • enfin, l’Amitié pour pouvoir se dévoiler et échanger, lorsqu’on a besoin de réparer les inévitables blessures.

Difficile, certes. C’est un vrai travail de conscience pour l’homme comme pour la femme. Heureusement, comme ce travail nous concerne tous, la société a changé et des attitudes nouvelles sont maintenant dans l’air du temps.
Tout d’abord, on note une aspiration à se connaître soi-même. Mieux vaut arrêter de vouloir « tout » et commencer à se concentrer sur ses besoins essentiels. Essayez de trouver quels sont vos cinq besoins essentiels en Amour. De ce point de vue, la crise actuelle, malgré les souffrances qu’elle génère, est aussi par certains côtés une opportunité d’évolution. Car elle nous amène, bon gré mal gré, à passer du « tout paraître » au « moins consommer », et donc à affronter la question : « qu’est-ce qui est vraiment important pour moi ? » ; ce qui dans le domaine de l’amour est une aide précieuse.
Véritables porte-paroles de ce questionnement collectif, divers auteurs connus (comme Jacques Salomé : Parle-moi, j’ai des choses à te dire, Paule Salomon : La sainte folie du couple, Docteur Leleu : Le traité des caresses, John Gray :Mars et Venus, David Deida : Intégrer son identité masculine, Marie-Lise Labonté : L’amour Vrai,…) plaident pour plus d’écoute de l’autre, pour plus de connaissance et d’affirmation de soi, et ouvrent ainsi de très intéressantes pistes de réflexion.
Autre signe d’un changement très positif, il est beaucoup plus facile, beaucoup mieux admis qu’avant, de se faire aider quand ça va mal. Et de fait, cela peut être très utile. En médiation de couple notamment, quelques séances suffisent souvent pour éclaircir les besoins de chacun et permettre une communication sur un autre plan. Si ces quelques séances mettent à jour la nécessité d’un travail préalable avec l’un ou l’autre des conjoints, on parlera alors de thérapie « bi-relationnelle ». Ces démarches peuvent amener à une réconciliation, comme elles peuvent révéler l’évidence d’une nécessaire séparation. Dans les deux cas, chacun aura appris alors à mieux connaître ses besoins, ses comportements, ce qui l’aidera dans sa vie amoureuse ultérieure.
D’autres voies intéressantes se sont également « démocratisées », comme le TAO, science de l’équilibre, le Tantra, tradition indienne plus spirituelle que purement sexuelle comme on le croit trop souvent, la danse à deux, que ce soit Rock, Salsa, ou Tango, qui développe écoute, sensualité, échange social, plaisir, et activité physique. Citons aussi le massage de « bien-être » débarrassé de ses aprioris, qui apprend à écouter, à donner et à recevoir. Enfin, pour ceux qui veulent, seuls ou en couple, aller plus loin, il existe aujourd’hui des ateliers spécifiques qui apportent, outre l’apprentissage d’outils de changements comportementaux, relationnels ou sensuels, la richesse des témoignages d’autres personnes. Tous ont pour finalité de permettre à chacun de trouver les ressources qui sont en lui et ne demandent qu’à s’exprimer.
Et comment ne pas évoquer les sites de rencontres, devenus de véritables phénomènes de société ? Ces sites se veulent de plus en plus « psy » quant aux critères de recherche, et sont à l’origine de 30% des rencontres. Les risques associés au virtuel sont toujours là, certes, dont le premier est de se décrire tel que l’on se désire plutôt que comme l’on est vraiment (sait-on qui on est ?). Une seule consigne : passer au plus vite du virtuel au réel, et laisser alors parler son cœur. Mais le « net », c’est aussi les sites de proximité, reliant les gens d’un même quartier sur un projet aussi simple que boire un pot, voir un film ou partager des hobbies, générant ainsi des rencontres d’abord amicales, moins stressantes, plus naturelles.
Ainsi, de nombreuses possibilités de rencontre et de cheminement vers l’Amour se sont mises en place : alors faites-vous ce cadeau !

Thérèse DESPRES et Yves-Michel FAYOLLE
Thérapeutes de la relation Hommes – Femmes, Maîtres-praticiens PNL, Coachs

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