Oser être soi… pas si simple ! La maïeusthésie un chemin possible...

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D’abord, c’est quoi au juste, être soi ?

« Être soi » est un concept abstrait, un peu galvaudé, régulièrement brandi dans les sphères de la psychologie ou du développement personnel. Mais qu’entend-on par « être soi » ? Cela suppose-t-il que l’on peut ne pas « être soi » ?

Pas vraiment, en effet. Vous existez bel et bien mais votre manière d’être au monde est parfois éloignée de celui ou celle que vous vous sentez être plus profondément.

Si vous fermez les yeux et que vous imaginez agir, dire et ressentir librement, au-delà de toute limite intérieure ou extérieure, qui seriez-vous ? Seriez-vous celle ou celui que vous êtes aujourd’hui ? Il y a des chances que non.

Lorsqu’on parle d’« être soi », on fait donc référence à l’idée d’être « pleinement » soi-même, sans masque, ni faux-semblant.

Être soi, qu’est-ce que ça implique ?

Tout d’abord, cela implique de se désidentifier du personnage que l’on joue ; de prendre conscience du fait qu’on est infiniment plus vaste ; de réaliser que tout est là, en nous, prêt à se déployer.

Ensuite, il s’agit d’entreprendre le chemin vers soi ; d’avoir le courage d’aller à la rencontre de nos parts mises de côté ou oubliées ; de découvrir et reconnaître nos zones d’ombres et de lumières, nos blessures et nos joies… pour mieux appréhender l’entièreté de qui nous sommes.

Enfin, nous devons apprendre à nous aimer, tel qu’on est vraiment : singulier, infini et inestimable. Cela demande beaucoup de douceur et de patience.

C’est l’objet de la maïeusthésie : une thérapie brève, simple, pragmatique, dont l’objet est de vous accompagner sur le chemin de la rencontre avec vous-même.

Quels sont les freins à être soi ?

Le principal frein, repose sur les mécanismes conscients ou inconscients que nous avons mis en place pour assurer notre survie. Ces stratégies nous permettent d’assurer nos besoins psychosociaux et de nous sentir en sécurité pour faire face à la vie. Au fur et à mesure des expériences, on gagne en astuce et capacités stratégiques pour obtenir ce qu’on veut. C’est le développement de l’égo.

Seulement, cette manière d’être au monde est très coûteuse en énergie et nous oblige aussi à distordre notre identité profonde pour obtenir des autres un bénéfice (qui peut être discret ou évident) comme : être aimé, être reconnu, avoir un toit, etc. Ainsi, par ces liens d’attachement, nous nous enfermons dans un rôle qui nous éloigne de qui nous sommes vraiment.

Ces mécanismes sont, le plus souvent, le résultat de stratégies inconscientes mises en place dans le passé pour faire face à des blessures qui auraient été, à l’époque où elles ont été vécues, insurmontables sans ça.

Mais il arrive un temps où ses stratégies n’ont plus lieu d’être et freinent notre déploiement. À force de ne pas écouter ce qui se passe en nous, on finit par ne plus se faire confiance, se sentir illégitime ou insécurisé. Alors, on peut ressentir un vide, une perte de sens ou avoir le sentiment de passer à côté de sa vie.

Quels avantages à être soi ?

Lorsque nous réussissons à assumer qui nous sommes, sans plus avoir besoin de porter de masque dans notre vie sociale, quelque chose en nous se détend. Libéré de notre attachement aux regards des autres, nous pouvons nous exprimer librement et nous sentir plus vivant.

Nous sortons des relations d’intérêt pour devenir communicant et nous permettre d’interagir avec les autres de manière plus fluide et équilibrée, sans attentes ni conditions.

Cette présence à nous-même, redonne du sens et du goût à la vie. Quand on agit en étant soi-même, nous nous sentons plus joyeux, motivé et axé. Ainsi, nous pouvons nous ouvrir au monde et accéder à une dimension plus vaste.

Pour cela, rien n’est à supprimer ou à ajouter, il s’agit seulement de laisser cette présence au monde se déployer.

La maïeusthésie : « devenir de plus en plus qui l’on a à être ».

Permettre ce déploiement, c’est vivre le processus d’individuation décrit par Carl Gustav Jung, ou le fait de « devenir de plus en plus qui l’on a à être ».

La maïeusthésie peut contribuer à faciliter ce déploiement par le fait de renouer avec des parts de soi clivées. En recontactant qui l’on était, en lui donnant sa place, en l’intégrant et en accomplissant une remédiation au cœur de la psyché.

Que le clivage concerne la biographie, des aspects inter ou transgénérationnels, qu’il concerne un de ceux qu’on a été, blessé par un trauma, ou celui qu’on a à devenir, clivé par peur de le rejoindre, dans toutes ces situations la maïeusthésie peut intervenir.

Karine Montreuil
Psychopraticienne en Maïeuthisme
https://karinemontreuil.fr/

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