Le stress c’est la vie ! Savoir gérer son stress en toute circonstance

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Toute information, toute stimulation entraîne chez chacun de nous une réaction. L’ensemble de ces réactions est une réponse d’adaptation de notre organisme dont le but est de maintenir notre équilibre vital en fonction des événements que nous rencontrons.

La conférence « le STRESS c’est la vie », que je donne le 15 septembre, vous permettra d’entrevoir qu’une bonne utilisation du stress consiste à avoir la réaction physiologique, émotionnelle et psychologique nécessaire pour le passage à l’action…

Gestion du stress ou comment apprivoiser les forces du stress

Mais pour commencer, qu’est-ce que le stress ?

Comment apprivoiser les forces du stress ? le stress est une réaction absolument formidable c’est une réaction primitive, c’est là depuis des millions d’années. Le professeur Hans Seley à l’origine des travaux sur le stress, le défini par l’état physiologique manifesté par le Syndrome Général d’Adaptation, le SGA. Le SGA, représente toutes les modifications physiologiques non spécifiques. C’est-à-dire des modifications indépendantes de l’agent stresseur, qui se produisent dans l’organisme.

C’est cette réaction qui a permis à l’espèce humaine de survivre. C’est très important de souligner ce point de départ : « On marchait dans la plaine y a 4 M d’années entourées de bêtes sauvages et instantanément le cerveau sécrétait des hormones qui plaçait le cerveau en mode lutte ou en mode fuite pour assurer sa survie. » Cette structure du cerveau nous l’avons conservée, c’est la réaction de stress à la base.

Donc dès qu’il y a la perception d’une menace à la survie, instantanément la réaction SGA de stress se déclenche.  A notre époque, et c’est ça a qui est le plus remarquable, c’est que le cerveau ne fait pas de différence entre la perception d’une menace à la survie et à la perception d’une menace à notre ego. Il déclenche exactement la même réaction.

Par exemple pendant que je suis en train de parler quelqu’un peut froncer les sourcils pour manifester son désaccord, et mon cerveau à ce moment-là va se mettre en mode lutte ou en mode fuite parce que dans ma tête l’interprétation qui est faite est que : mon image, donc mon EGO, est menacée dans la tête d’une autre personne.

Il y a 4 M d’années la réaction de stress était déclenchée à quelques reprises au cours d’une existence parce qu’on ne rencontrait pas des prédateurs plus d’une fois par jour.

Alors justement quelles sont les sources de stress généralement ?

Les sources du stress il y en a de toutes sortes.

Il y en a dans le monde du travail et dans la vie privée. C’est tout ce qui est perçu et qui va générer un écart entre la perception d’une demande qui nous est faite et la perception des moyens qu’on a pour y répondre.

– C’est-à-dire plus je perçois une demande comme compliquée parce que je n’ai pas l’impression d’avoir suffisamment les moyens Plus le stress est élevé.

– Et moins la perception de la demande m’apparaît compliquée, parce que j’ai l’impression d’avoir les moyens pour y faire face Moins le stress est élevé.

Bien sûr, si la demande me paraît très compliquée, parce que j’ai l’impression de ne pas avoir suffisamment les moyens pour y faire face, il y a une perception de menaces à mon EGO… « Qu’est qu’on va penser de moi, je risque de ne pas avoir la promotion que je mérite, c’est ma carrière qui est en jeu… » Cela peut être également dans la sphère privée, l’espace familial et relationnel.

C’est le cerveau, il commence à mettre en boucle des pensées négatives et toxiques, C’est-à-dire à se faire des films. Bien comprendre qu’il s’agit toujours d’un écart entre deux perceptions d’une demande qui nous est faite.

Les perceptions du cerveau, on peut avoir du pouvoir dessus, dans la mesure où on peut faire un arrêt, une interruption des pensées négatives et toxiques. On prend un temps d’arrêt, car on peut s’arrêter dessus. Marquer un temps d’arrêt est une action fondamentale pour la suite du processus de la gestion du stress.

*Pour faciliter la compréhension, je vais imager la situation : imaginons que ce flux de pensées nocives soit représenté par un petit animal qui nous est assez familier et faisant tourner une roue dans sa cage : un hamster que l’on doit apprivoiser par exemple et ce n’est simple d’apprivoiser un hamster.

Comment peut-on s’y prendre pour marquer ce temps d’arrêt ?

On se dit : « ha ! ça c’est une perception, est-il vrai que la demande est si compliquée, et est-il vrai que je n’ai pas suffisamment les moyens pour y faire face ? Est-ce que je peux aller en chercher ? Du soutien des informations supplémentaires etc. Pour faire face à la demande, et surtout réduire l’écart entre ces deux perceptions et réduire le stress. »

En fait, il s’agit d’augmenter son sentiment de contrôle : plus j’ai l’impression d’avoir les moyens moins mon EGO se sent menacé, moins le stress est élevé.

On remarque que deux personnes face à la même demande peuvent avoir des perceptions complètement différentes voir opposées.

L’une peut dire : qu’elle Catastrophe on n’y arrivera jamais et l’autre peut dire pas de problème c’est faisable et pourtant c’est La même demande avec deux perceptions totalement différentes.

Il peut y avoir une personne amplifiant les difficultés et une autre dans le déni de la difficulté. Les deux sont à côté de la réalité de ce qui est demandé. Ce qu’il faut faire c’est prendre du recul en prenant un temps d’arrêt. Se dire c’est une perception est ce que la demande est si compliquée que ça ? On va vérifier ça en se questionnement :

– Est-ce que j’ai les moyens ? Peut-être pas, je vais en chercher. Réduire l’écart entre les deux perceptions, c’est augmenter son pouvoir de contrôle sur ce qui nous est demandé. Ce simple questionnement réduit l’écart entre les deux perceptions et donc réduit le stress et augmente notre pouvoir. Gérer son stress commence par cette action, si notre ego nous le permet.

Quelles sont les principales sources de stress ?

  • Il y a des sources de stress partout dans notre vie et c’est ce qui nous permet d’accroître notre zone de confort et de grandir. Le monde du travail est une source de stress très importante parce des enjeux économiques sont présents et le salaire en dépend. La vie privée et familiale avec les relations sociales qui vont avec, sont des sources de stress plus ou moins fortes.
  • Au travail la surcharge de travail : Je n’ai pas assez de moyens, pas assez de temps pour faire ce qu’on me demande, je n’ai pas encore terminé ce que je devais rendre hier…
  • La sous charge de travail. On n’en parle pas suffisamment mais la sous charge de travail c’est aussi une source importante de stress. Une personne peut avoir l’impression de ne pas utiliser tout son potentiel toute sa créativité, ses capacités et son potentiel. C’est une frustration qui est source de stress. Avoir l’impression de ne pas pouvoir donner son avis sur l’organisation du travail alors que l’on a des idées sur la manière dont le travail pourrait être fait. Parce qu’à ce moment-là, c’est le sentiment de ne pas avoir de contrôle sur son travail qui est source de stress pour le salarié.
  • Les conflits entre personnes sont sources de stress, les relations difficiles entre les personnes, Dans la vie privée les relations conflictuelles dans la cellule familiale sont une grande source de stress et de détresse psychologique. Le deuil, la perte d’un être cher qui a compté dans sa VIE, la séparation, le divorce sont également une importante source de stress. La perte en général est sources de stress.

Comment peut-on expliquer que la perte est source de stress ?

Oui, parce que la perte est toujours associée au changement et, quand qu’il y a changement, chez beaucoup de personnes cela suscite des inquiétudes. La perte est à l’origine de beaucoup de stress parce que les pensées négatives ruminent le passé ou le futur jamais le présent.

– Dans le passé en train de regretter quelque chose qui n’est plus là : « Si j’avais fait ça comme ça, Ou bien qu’est ce qui m’a pris de dire, ça J’aurais dû dire ça ou faire comme ça… »

– Dans l’avenir : Non je n’y arriverai pas, qu’est-ce qu’on va penser de moi encore… qu’est-ce que je vais bien pouvoir dire…

Là encore, c’est toujours l’EGO qui est à la manœuvre et qui se sent menacé.

Quand est conscient de cela on a un pouvoir sur la situation en ramenant notre attention dans le présent. Et dans le présent il n’y a pratiquement jamais de stress à moins d’être poursuivi par un ours et d’être à dans un moment de survie. Une fois la situation dépassée, on peut bien sûr revisiter le passé et voir quelle leçon on a pu en tirer pour se tirer d’affaire en me mettant à l’abri par exemple.

Quels sont les signes de stress ?

C’est une question importante, mais avant de donner les signes de stress, je dirai que l’être humain est dans la nature et que c’est le seul organisme vivant qui n’écoute pas les signaux que son corps lui envoie. Ses signaux, il faut les accueillir, les écouter.

  • Le corps, une fatigue qu’on n’est pas capable d’apaiser même avec une certaine période de repos, qu’on ressent constamment même quand on arrive à la maison installée confortablement dans son canapé, une fatigue très lourde qu’on ne peut associer à aucune forme de satisfaction comme un travail terminé par exemple. Donc la fatigue physique, des infections à répétition, des maux d’estomac… ce sont des signaux que le corps envoie.
  • Le changement, ça c’est très important, c’est quelque chose qui survient alors que le ciel est clair, sans l’ombre d’un nuage, ça peut être un évènement heureux ou malheureux, une perte ou une information qu’on n’avaient pas auparavant remettant en cause un projet… comment envisager les choses autrement…
  • Le mental, on commence à avoir des problèmes de mémoire, des difficultés à se concentrer sur une tâche, problème de vigilance alors que ce n’était pas là avant. Ce sont des signaux qui nous sont envoyés. Parfois ce sont les personnes de notre entourage professionnel ou familial qui nous alertent que quelque chose ne va pas, il faut les écouter.
  • Le psy-émotionnel, on commence à avoir des réactions émotionnelles à être hyper-réactif alors qu’on ne l’était pas avant, colère soudaine, irritabilité, de l’impatience. Les gens qui nous entourent nous disent : fait quelque chose on ne te reconnaît pas, si ça continue comme ça, les valises vont être devant la porte… ce sont des signaux qu’on doit écouter. Parfois on a tendance à dire que c’est passager, ça va passer, vous ne me comprenez pas… C’est l’erreur à ne pas faire. Parce que ces personnes vous ont observé, nous ont vu… ça peut être un ami ou le collègue de travail, parfois même un manager.

Donc, les quatre domaines : le corps, le mental ou l’intellect, toute la partie psycho-émotionnelle la colère, l’irritabilité, le changement sont des signaux, c’est très important d’y prêter attention, de les écouter et passer à l’action.

Comment ça marche au niveau du corps ?

D’abord placer son attention, ce sont les trois mot clés qu’il faut retenir. C’est ce que je fais tous les matins, je place mon attention sur mon souffle. C’est un entraînement comme les personnes qui vont courir le matin. L’idée c’est que l’attention soit accaparée essentiellement par sa respiration, son souffle. En fait, il faut pratiquer une respiration ventrale afin de stimuler son diaphragme, l’étirer.

Que dois-je retenir ?

S’il y a quelque chose à retenir pour gérer le stress je dirais :

– S’entraîner à apprivoiser le stress en plaçant son attention sur son souffle trois fois par jour durant cinq minutes matin, midi et soir. Je pense que l’entraînement régulier avec la cohérence cardiaque avec la technique de biofeedback est un bon moyen pour gérer son stress.

– Dans la vie professionnelle et psycho-sociale, le stress est bien souvent provoqué par la perception d’un écart entre ce qui m’est demandé et les moyens dont je dispose pour mener à bien ce qui m’est demandé.

– En état de stress, revenez dans le présent, sur le concret parce que l’attention ne peut pas être captée par deux endroits en même temps.

– Le stress est toujours soit dans le passé soit dans le futur, rarement dans le présent sauf si un danger immédiat menace notre survie.

Boualem SAIDI

Thérapie brève

Programmation Neurolinguistique (PNL)

Coaching en Gestion du stress

06 58 20 21 99 – b.saidi38@gmail.com

www.grenoble-therapiebreve.com

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